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Full text of "Le franco-albertain (1971-12-08)"

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le franco: 


Mercredi le 8 décembre 1971. Vol.5 No. 4 


] 
200000000000000020000000000000000000000000000050688 à © 


Document de la semaine : 


Un mémoire clé de la Fédération Canadienne-française de l'Ouest 


La région de Rivière-la-Paix Capitale francophone de l'Alberta 


assimilatrice 


de la télévision unilingue 


pages 4-8-15 


[Le Conseil Français Va du plaisir 


ième congrès annuel 
par Madeleine Monod à y'avoir 


Page 7 


2/1e franco-albertain, 8 décembre 1971 


QUE LE GRAIN NE MEURE 
L'évolution des prix d'exploitation dans l'agriculture 


Statistique Canada publie aujourd'hui pour la première fois 
un nouvel indice de prix mesurantl'évolution du prix des pro- 
duits et des services que les agriculteurs utilisent dans leur 
exploitation, 


Les indices de prix des entrées dans l'agriculture (1961: 
100) établissent une mesure trimestrielle et annuelle de l'é- 
volution des prix pour l'ensemble du Canada, pour l'Est et 
pour l'Ouest du Canada, Les éléments des indices pour les 
régions et pour le Canada d'un grand nombre d'articles choi- 
sis sont répartis en quatre groupes principaux, 


L'indice pour le Canada (135,9 pour le dernier trimestre 
de cette année) indique que, depuis 1961, le taux annuel moyen 
de hausse du prix de l'ensemble des produitset des services 
dont on a établi le prix est d'un peu plus de 3%. L'indice du 
troisième trimestre pour l'Est du Canada est de 136.2; pour 
l'Ouest du Canada, il est de 135.6, 


Ce nouvel indice constitue une mise à jour complète de 
l'ancien indice de prix des produits et des services utilisés 
par les agriculteurs (1935-39: 100) publié par le B.FS, qui 
a cessé de publier cet indicateur au début de 1970 du fait 
qu'il était périmé et qu'il ne couvrait plus de manière adé- 
quate les produits ni les services. 


Les améliorations du nouvel indi é 
ice ontété a 4 
les recommandations faites dans ce domaine par 1e d'après 
Sion de planification de l'agriculture canadienne Se pmis- 
Commission royale d'enquête sur les machines agricoles . la 


Les éléments Compris dans le nouvel indice ontété choisis 
d'après la dernière enquête (1958) sur les dépenses des ex- 
ploitations agricoles et ont été ajustés aux prixet aux condi- 
tions de 1961, 


Un des objets essentiels de la nouvelle série est de fournir 
des données aussi détaillées que possible sur l'évolution 
des divers prix. Le groupe principal ''Machines agricoles et 
véhicules automobiles!" du nouvel indice par exemple com- 
prend 11 éléments distincts. L'ancien indice ne com- 
prenait que les machines agricoles considérées comme 
un seul élément; il ne donnait aucun détail sur le prix 
des tracteurs ni des moissonneuses-batteuses, 


Les nouveaux indices sont publiés sous forme d'indices 
trimestriels et annuels du premier trimestre de 1961 
au troisième trimestre de 1971, A l'avenir, il s'agira 
d'indices trimestriels: des. séries de prix concernant 
des éléments supplémentaires, et les régions, comprises 
dans l'Est et dans l'Ouest du Canada pourraient être obte- 


Indices de prix des 


Habitudes des entrées 
dans l'agriculture 


EST 


Autres produits et services 


achines agricoles et véhicules 
utomobiles 


2%: Main: d'oeuvre agricole salariée 


pe Terres et bâtiments agricoles. 


Ce graphique montre lepourcen- 
tage des entrées dans l'agricul- 
ture que représentent les machi- 
nes agricoles et véhicules auto- 
mobiles, la main-d'oeuvre agri- 
cole salariée, les terres et 
bâtiments agricoles et les au- 
tres produits et services, Les 
entrées des agriculteurs de 
L'Ouest du Canada en machines 
agricoles et véhicules automo- 
biles sont presque deux foisplus 
fortes que celles des agricul- 
teurs des provinces de l'Est du 
l'Est du Canada, Par contre, 
la main-d'oeuvre agricole re- 
présente 11,5% du total des en- 
trées des agriculteurs de l'Est, 
contre seulement 8.1% pour 
l'Ouest, 


page 2 


150 
Indice de prix des entrees 
dans l'agriculture  1961=100 


Total des entrées 
dans l'agriculture 


L'indice du total des entrées 
dans l'agriculture indiquait une 
hausse moyenne du prix de l'en- 
semble des éléments de 36,2% 
dans l'Est du Canada et de 35,6% 
dans l'Ouest du Canada depuis 
1961. 


Indice de prix des entrees 
dans l'agriculture  1961=100 
Main-d'oœuvre 

agricole salariée 


— EST 
- OUEST 


1961 66 71 


L'indice de la main-d'oeuvre 
agricole salariée comprendpour 
la première fois des indices 
distincts pour la main-d'oeuvre 
rémunérée à l'heure et à la 


nues sur simple demande. 


entrées dans l’agriculture - Légendes 


journée, L'indice global s'est 
accru de 85,3% depuis 1961 dans 
l'Est et de 69,8% dans l'Ouest, 


indice de prix des entrees 
dans l'agriculture  1961=100 


Machines agricoles et 
véhicules automobiles 3 


— EST 
- OUEST 


Les machines agricoles et vé- 
hicules automobiles dont l'in- 
dice a augmenté de 32% dans 
l'Est et de 27.6% dans l'Ouest 
depuis 1961 comprennent les in- 
dices des prix de remplacement 
et d'utilisation distincts pour 
des éléments comme les trac… 
teurs, les moissonneuses-bat- 
teuses, les automobiles et les 
camions à usage agricole, les 
produits pétroliers, l'immatri- 
culation, les assurances et les 
réparations. 


165 


Indice de prix des entrees dans 
l'agriculture  1961=100 
Terres et bâtiments 
agricoles à #7") 
4 
4 
4 


\ 
4 
4 
L 
À 


# 
4 ° 


4 
(] 
4 
, 


— EST 
-- OUEST 


1961 66 71 


L'indice des terres et bâtiments 
qui s'est accru de 


agricoles, 


57.1% dans l'Est du Canada et de 
56.4% dans l'Ouest du Canada de- 
puis 1961, comprend les indices 
d'éléments comme le remplace- 
ment des bâtiments, les répara- 
tions aux bâtiments, les créan- 
ces hypothécaires, l'impôt fon- 
cier et le loyer agricole, 


Indice de prix des entrees 
dans l'agriculture 
Autres produits 
et services 


1961= 100 


Sur 


Concours TELE-NOEL 


Jusqu'au 23 décembre 
les ondes de CHFA 


Les indices des autres produits 
et services ont accusé les taux 
d'accroissement les plus faibles 
des quatre groupes depuis 1961 
(ils se sont accrus de 19,3% dans 
l'Est et de 23.83% dans l'Ouast), 
Les indices distincts des en- 
grais, des aliments pour les ani- 
maux, des bovins d'embouche, 
des semences et du travail à 
façon sont compris dans ce grou- 


pe. 


FERD NADON 


BIJOUTIER 
REPARATION DE MONTRES 
ET BIJOUX 
en face de la “Bay” 
10115 - 102e rue, Edmonton 


Participez autant de fois que vos le dé- 
rez, de cette façon, vous augmenterez vos 


chances 


de remporter un magnifique 


TÉLÉVISEUR de marque PHILCO 


l1 suffit d'identifier un commanditaire 
participant. Pour vous donner une idée … 
quant aux commanditaires: Regardez donc 
à la page suivante ..… cela pourrait vous 


aider, 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/3 


la Province en bref 


A Calgary 


CALGARY (E.P.) -- Le père 
Guy Michaud, curé de 1a parois- 
se Ste-Famille a assisté à la 
graduation de sa nièce à Edmon- 
ton, Celle-ci a reçu S0n bre- 
vet en éducation, M. et Mme 
James Collins ont aussi assisté 
à cette même graduation; leur 
bru Laura (Mme Joe) Collins, 
recevait le même diplôme. 


fee ox se eee ee Mk SIREN ee OH HE 


Les dames de la paroisse de 
Ste-Famille préparent des pa- 
niers pour les familles néces- 
siteuses de Calgary. L'an der- 
nier les francophones de cette 
ville ont fort remercié les da- 
mes de la paroisse de ce beau 
geste, 


FM MGR ONE HS MEN MEN MEOK ON ONE MRC: 


Le 12 décembre après lagran- 
de messe, il y aura la fête des 
enfants préparée par les dames, 
On servira le goûter et du café, 


Comme toujours, nous aurons 
la soirée de la veille du Jour 
de l'An, Les billets sont en 
vente après les messes, Vous 
pouvez aussi vous adresser À 
M. Paul Bouchard (264-2387) ou 
à M. V. Dandurand (262-1573) 
M. L. Dion (269-2676), Ne man- 
quez pas de venir à cette soirée 
traditionnelle. 


ANNE HRONRE HONOR HONOR AOKE 


M, GUY DUCHENE À CALGARY 


C'est avec plaisir que les di- 
recteurs de la Société Franco- 
canadienne de Calgary ont ren- 
contré M, Guy Duchêne anima- 
teur, Cet homme très s5ympa- 
thique a félicité les directeurs 
du beau travail qu'ils accom- 
plissent au sein de la Société, 
M. Duchêne voit la possibilité 
d'avoir un animateur À plein 
temps à Calgary, Bingo! Avec 
un bras droit comme ça, on 
pourra faire un travail effica- 
ce... ! 


MINISTERE DES 
TRAVAUX PUBLICS 
DU CANADA 


APPEL D'OFFRES 


DES SOUMISSIONS CACHE. 
TEES, adressées au Chef, Ser- 
vices financiers et administra- 
tifs, Ministère des Travaux Pu- 
blics du Canada, 10225 - 100e ave. 
nue, EDMONTON, Alberta, et 
portant sur l'enveloppe la men- 
tion "INSTALLATION D'AIR 
CLIMATISE, EDIFICE OLIVER 
EDMONTON, ALBERTA!! seront 
reçues jusqu'à lIh.30 A, M, (HN. 
R.) LE 17 DECEMBRE 1971, 


On peut se procurer les docu- 
ments de soumission sur dépôt 
de $25,00 sous forme d'un 
CHEQUE BANCAIRE VISE, éta- 
bli au nom du RECEVEUR GE- 
NERAL DU CANADA, par l'en- 
tremise des bureaux suivants 
du Ministère des Travaux Pu- 
blics du Canada: 


Edifice Oliver, 10225 - 100 
ave, EDMONTON, Alberta, 

et peuvent être examinés au 
Bureau du District, 9ème é- 
tage du Centre Baker, ED- 
MONTON, Alberta ainsi qu'au 
Bureau de Construction d'Ed- 
monton, EDMONTON. 


Le dépôt sera remis lors du 
retour en bonne condition des do- 
cuments, en-dedans d'un mois 
après la date d'ouverture des 
Soumissions, 


On ne tiendra compte que des 
soumissions qui seront présen- 
tées sur les formules fournies 


. Per le Ministère et qui seront 


ACCompagnées du dépôt spécifié 
pôt spécifié 
Ses les documents de soumis 


On n'acceptera Pas nécessai- 
rement ni la plus basse ni au- 
cune des soumissions, 


lan M. Thomas, 
Cher, Services financiers 
et administratifs. 


ED 822 


Le don de votre sang est pour 
quelqu'un le don de Ja vie. 
Soyez un donneur de sang de la 
Croix-Rouge. 

* * LC} 


MINISTERE DES 
TRAVAUX PUBLICS 
DU CANADA 


APPEL D'OFFRES 

DES SOUMISSIONS CACHE- 
TEES, adressées au Chef, Ser- 
vices financiers et administra- 
tifs, Ministère des Travaux Pu- 
blics du Canada, 10225 - 100 ave. 
nue, EDMONTON, Alberta, et 
portant sur l'enveloppe la men- 
tion ‘'REPARATIONS DE QUAIS 
PUBLICS - (1971) - AMELIO- 
RATIONS, YELLOWKNIFE, T.- 
N.-0.!* seront reçues jusqu'à 
Uh.50 A,M, (HN.R,) LE 17 DE- 
CEMBRE, 1971. 


On peut se procurer les docu- 
ments de soumission par l'en- 
tremise des bureaux suivants 
du Ministère des Travaux Pu- 
blics du Canada: 


Edifice Oliver, 10225 - 100 a. 
ve, EDMONTON, Alberta et 
peuvent être examinés au Bu- 
reau du Département, 9ème 
étage, Centre Baker EDMON- 
TON; HAY RIVER, YELLOW. 
KNIFE, FT, SMITH, et FT, 
SIMPSON, T.N.-O, ainsi qu'au 
bureau de poste de HAY RI- 
VER, YELLOWKNIFE, FT, 
SMITH et FT, SIMPSON, T, 
N.-0. 


On ne tiendra compte que des 
soumissions :qui seront présen- 
tées sur les formules fournies 
par le Ministère, 


On n'acceptera pas nécessai- 
rement ni la plus basse ni au- 
cune des soumissions, 


nm Thomas, 
e: ervices financiers 
et administratifs. 


EDO-76 


FERD NADON 


BIJOUTIER 
REPARATION DE MONTRES 
ET BIJOUX 
en face de la “Bay” 
10115 - 102e rue, Edmonton 


A Girouxville 


Mme Henriette Laverdière 
NAISSANCE--. Les trois bébés 
suivants ont été baptisés diman- 
che le 27 novembre. 


NICOLE enfant de M, et Mme 
Emile Simoneau (Andrée Para- 
dis). Parrain et marraine, M, 
et Mme Jean Simoneau, oncle 
et tante, 


TEENA enfant de M. et Mme 
Léonard Limoges (Louise Ga- 
gnon). Parrain et marraine M, 
et Mme Raymond Dallaire, on- 
cle et tante, 


RICHARD enfant de M, et Mme 
Raymond Dallaire (Gisèle Ga- 
gnon), Parrain et marraine M, 
et Mme Laurent Dallaire, 
grands-parents, 


Après avoir vécu denombreu- 
ses années sur la ferme, M. et 
Mme Alfred Aubin ainsi que M. 
et Mme Iréné Soucy se sont re- 
tirés au village dans de jolies 
demeures, 


mmmmmmmmmnmnes ns moe mme mes ou mm oem 


Dans la région, circule une 
pétition pour obtenir la télévi- 
sion française dans un plus bref 
délai possible - ceux qui n'ont 
pas signé la pétition, je vous 
encourage fortement à lasigner. 
Contactez Simone Laberge. Et 
que chacun 5e fasse un devoir 
d'écrire une lettre personnelle 
à la Société de Radio-Canada 
et à notre député, M. Baldwin. 


Il a gagné ses épaulettes! Louis 
Sylvain a remporté 143 votes 
sur 203 aux élections rurales. 
municipales dans la division é- 
lectorale No, 3, 


Mme Lucie St-André, Mme 
Marie-Aline Parent, Mme Edith 
Lonfat et Mlle Edna St-André 
sont revenues enchantées d'une 
réunion des 4H à Edmonton avec 
des nouveaux changements dans 
le mouvement, Les projets tels 
que la couture et le jardinage 
sont simplifiés afin de faciliter 
le travail pour les jeunes, La 
méthode de travail se rapproche 
de beaucoup À celle du club 4H 
du Montana, E,U, Paraft.il qu'ils 
gardent leurs jeunes plus long- 
temps dans le mouvement que 
nous les Albertains, 


Mme Lucie St-André et Mme 
Honora Bégin ont assisté À la 
réunion de F.W.A, Le but de 


cette conférence était une étude 
plus aprofondie sur le rapport 
du status de la femme au Cana- 
da, 


illets ou réservation 
our tous les specta- 


‘lcles di T.F.E. veuil- 


lez communiquer avec 
Mme Roger Girouard 


439-0425 


A JEAN-CÔTE Mme Bertha Simard 


25ième ANNIVERSAIRE 


Vendredi le 19 novembre, M, et Mme Ro- 
saire Savard célébraient ieur 25ième anni- 
versaire de mariage, Une messe était chan- 
tée par le Révérend Père Denis Dubuc, La 
fête pour les Jubilaires avait lieu au Gymna- 
se de l'école de Jean-Côté et comprenait une 
dance et un délicieux goûter, 


L'ECOLE MATERNELLE 


Le 23 novembre avait lieu à l'école la réu- 
nion annuelle de l'école maternelle, M. et 
Mme Bernard St-Pierre de Falher, notre re- 
présentant au département du développement 
des jeunes était présent à l'assemblée. Il y 
eut élection de trois membres du comité. 

Mme Pierrette Boucher, M. Gérard 
Dubois et M. Fernand Turcotte furent élus. 


ELECTION - DIVISION 4 


Mercredi le 24 fut jour d'élection afin de 
choisir un conseiller de la division No. 4, 
M. George St-Jean qui était conseiller de 
cette division depuis 19 ans fut vaincu par 
M. Roland Simard contre 108 votes, Sincè- 
res remerciements à M. St-Jean pour s'être 


Pour changement de 


dévoué dans 
années, 


ce district pendant toutes ces 
Félicitatios au nouveau conseiller, 


À FALHER 


Mme Aurélius Servant 

C'est avec regret que nous a- 
vons appris le décès de M, Raoul 
Doucette, survenu le 22 novem- 
bre à l'âge de 55 ans, Il laisse 
dans le deuil, son épouse Thérè- 
se, deux fils Paul et Gilbert, 
une fille Paulette et deux petits- 
enfants, cinqfrères: Gérard, Ar- 
mand, Ephrem, Aristide et Mau 
rice, cinq soeurs Rita, Jeannet- 
te, Rosalie, Irène et Catherine, 
Le père Turenne, curé de la pa- 
roisse chanta le service, qui fut 
suivi de l'inhumation au cimetiè- 
re paroissial, Les sept frères 
Gervais, neveux du défunt étaient 
porteurs, et Denis portait la 
croix, 

À la famille éprouvée nous of- 
frons nos plus sincères condo- 
léances, 


M, Wilfrid Levasseur est dé- 
cédé à McLennan. Le service 
fut chanté en l'église Ste-Anne 
de Falher le 2 décembre et il 


Commanditaires 


W.W, ARCADE LTD - 


CANADA SAFEWAY LTD - 
HUB HOME FURNISHERS LTD - 


JACK & JILL LTD - 


JASPER PLACE DEPT, STORE 


LORD'S LIMITED - 


MACLEOD'S FAMILY SHOPPING CENTRE - 


MORRIS FURS LTD - 


QUEEN CITY MEAT MARKET 
RADIO CENTRE LTD - 
SHILLINGTON FURS LTD - 
SILVERWOOD DAIRIES LTD - 


TRUTE PERFECT FURRIERS 


HENRY SINGER LTD - 10158 - 101 Rue 
dd ni, 


Concours TELE-NOEL 


CHFA CHFA CHFA C{FA CHFA CHFA 


fut inhumé au cimetière parols- 
sial, 

Les porteurs étaient MM, Gé- 
rard Doucette, Normand Lavoie 
Emile Lacourse, Octave Chail- 
ler, Ludger Girard et Noël Mau- 
re. 


Nos sympathies à la famille, 


AH HORMONE HD He ok 


BAPTEMES 


RENALD enfant de M. et Mme 
Richard Thibeault(Thérèse Lab. 
bé), Parrain et marraine, M. 
et Mme Roger Bélanger, oncle 
et tante de l'enfant, 


KEVIN enfant de M, et Mme 
Denis Thibeault (Fernande Cha- 
lifoux), Parrain et marraine 
M. Henri Thibeault et Mlle Vi- 
vianne Chalifoux.. 


MICHEL enfant de M, et Mme 
Clément Maure. Parrainet mar- 
raine, M, et Mme Philippe Do- 
ran, oncle et tante de l'enfant, 


97e rue & Avenue J asper 
11715 - 108e Avenue 


15103 Stony Plain Road 
10428 Avenue Jasper 


15311 Stony Plain Road 
10188 … 101e RUE 


10332 - 101e rue 
10319 Avenue Jasper 
9909 1014 Avenue 


10714 - 124e Rue 
10154 - 102e rue 
109e rue & 102e uve 
= 10320 Ave Jasper 


page 3 


4/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


EDITORIAL 


Dreaming in French, 
c'est encore possible 


Un fait divers: une famille ca- 
nadienne-française de Giroux- 
ville, Pour eux, le français n'est 
pas une abstraction culturelle 
mais un mode de vie, On n'y 
parle pas le français par con- 
viction mais naturellement, La 
plus jeune de la famille, trois 
ans, n'a jamais parlé l'autre 
langue dans ses rapports fami- 
liaux. Ce matin-là, elle vient 
de regarder son émission fa- 
vorite de télévision, elle va trou- 
ver sa mère, se place les mains 
sur les hanches et lui affirme: 
FROM NOW ON IONLY SPEAK 
ENGLISH'',. Ceci se passa dans 
la région de Rivière-la-Paix, 
capitale de la francophonie al- 
bertaine,. 


XXXXXKXXXXX 


Certes il ya contre l'épanouis- 
gement dufaitfrançais dans cette 
région, comme partouten Alber- 
ta, le problème des écoles dites 
bilingues. Sauf au début du peu- 
plement de celle-ci, le problème 
a toujours existé sans amener 
une anglicisation générale. Ac- 
tuellement elle se dessine chez 
les enfants, L'invincible enne- 
mie est présente dans toutes les 
familles, Les enfants, après 
avoir étudié dans l'autre langue, 
s'installent devant le téléviseur, 
La geule chose qu'ils peuvent 
encore faire en français, c'est 
rêver! 


La plupart des parents de là- 
bas sont conscients de leurs 
responsabilités face à la survie 
du fait français. ' Mais faut-il 
leur proposer comme seule so- 
lution de mettre la hache dans 
le téléviseur, de le ranger au 
grenier pendant trois ans jus- 
qu'à la venue du satellite, cet- 
te étoile de Noël? Ce serait 
pousser le patriotisme un peu 
loin, Hélas que peuvent faire 
d'autre ces parents contre l'in- 
fluence assimilatrice pour leurs 
enfants de ces images qui valent 


mille mots, face à la réponse 
des autorités de Radio-Canada: 
Attendez trois ans et vous l'au- 
rez'', Dans trois ans il sera 
trop tard: la télévision d'expres- 
sion française sera pour les 
vieux, pour les derniers par- 
lants français, 


XXXXXXXXXX 


Les citoyens de cette région 
s'organisent. Ils passent äl'ac- 
tion, Déjà une pétition pour la 
venue immédiate de la télévi- 
sion française est signée. C'est 
un premier pas, Un deuxième 
serait la signature d'une péti- 
tion similaire à St-Paul- Bon- 
nyville et, une campagne auprès 
de toute la francophonie alber- 
taine, 


Parce que ce combat est es- 
sentiel, il ne peut être pris à 
la légère. La population de la 
région de Rivière-la-Paix est 
actuellement prête à l'action. 
I s'agit maintenant de l'orga- 
niser, de la structurer, 


Avant de lancer officiellement 
cette campagne il serait bon, se- 
lon nous, d'attendre la fin de la 
période des Fêtes à cause du 
manque de disponibilité des gens. 
On pourrait d'ici 1à articuler la 
lutte à mener, se monter un dos- 
sier télévision, prévoir un calen- 
drier, des échéances, Il ne 
suffira peut-être pas de sensibi- 
liser la population francophone 
de l'Alberta mais aussi faudra- 
t-il poser le problème au niveau 
national, 


Cette bataille doit mener à une 
victoire, Elle y mènera si, tout 
en n'oubliant pas l'urgence d'une 
solution, nous ne faisons pas 
l'erreur de vouloir aller trop 
vite, l'erreur de sauter des éta- 
pes essentielles au succès, 


Il faut que demain, à la force 
de frappe assimilatrice d'une té- 
lévision qu'anglophone, existe 


dans tous les centres franco- 
phones albertains la contre-ar- 
me de la télévision d'expression 
française, 


Yvan Poulin 


page 4 


LETTRE OUVERTE 


le 4 décembre 1971 


Cher monsieur Dexter, 


Si j'ai recours aux bons soins du Franco 
pour vous adresser ces lignes, c'est parce qu 
je pense que vous avez bien mérité de la Le 
connaissance de tous les francophones, awis q 
C.H.F A, : 


Notre poste préféré a grandement bénéficié 
de votre expérience et de votre travail: la 
répartition des émissions au cours de la jour- 
née est faite pour plaire à chacun; vos bul- 
letins de nouvelles n'ont rien à envier à ceux 
de l'est du pays et, permettez-moi d'ajouter, 
la langue que vous employez est canadienne 
et française tout en étant dénuée d'anglicis- 
mes. 


Vous laissez ici bien des regrets que nous 
espérons que votre successeur saura apaiser, 


Nous formons les voeux les meilleurs pour 
votre avenir et garderons de vous le souve- 
nir d'un homme qui aura marqué de son passa- 
ge notre bon poste C.H,.F.A. 


Bien amicalement, 


Pierre Monod, 
1723 Edinboro road, 
Edmonton, 


Réponse à Mme Phan 


La lettre de madame Phan appelle certaines 
précisions et certains commentaires qui me pa- 
raissent très nécessaires, 


Je comprends la joie de madame Phan, à son 
arrivée à Edmonton, de découvrir la librairie 
Hurtig et les livres français qui s'y trouvent. 
Quand on est affamé, on se régale d'un bout de 
pain, si dur et si sec soit-il... La fraternité 
entre les peuples, que préconise madame Phan, 
est aussi fort louable et je ne saurais que trop 
y souscrire. Malheureusement, là s'arrête 
notre terrain d'entente, 

(suite À la page 6) 


Des mots et des choses 


Cette plainte a trait à un incident qui serait survenu au comptoir 
des billets de la Société Air Canada, à l'aéroport d'Ottawa, Le 
plaignant allègue que son frère s'est adressé en français à la pré-. 
posée, qui l'aurait invité à parler anglais. Il a refusé et la pré. 
posée lui a demandé d'attendre une quinzaine de minutes parce 
que personne ne pouvait le servir en français. Le frère qu plai- 
gnant l'interrogea alors en anglais, afin de Savoir si cela signi- 
fiait qu'une personne qui ne parle pas anglais ne pouvait obtenir 
les mêmes services qu'une personne qui parle anglais, Cette 
question aurait irrité la préposée qui, toujours selon la plainte, 
injuria le frère du plaignant en le traitant d'ignorant et de fauteur 
de troubles. ‘ . 

Le plaignant se plaint à la Société Air Canada de la façon dont 
son frère a été traité, L'agent de relations publiques de 1a So- 
ciété répond que la préposée a présenté une toute autre version 
de l'incident, disant même avoir été insultée par le frère du plai- 
gnant, Néanmoins, l'agent présente les excuses d'Air Canada, en 
exprimant l'espoir que de tels incidents ne 5e produiront plus. 


Commfssaire aux langues officielles Dossier No 122 
Premier rapport annuel (pp, 46-47) 


SECRETAIRE 


Louise Tremblay 
2 [ d fl C 0 Louise Chartrand 
“ HEBDO 


ere dos Franco ho eS A6 L'AÏDS PUBLICITAIRE: Josaphat Baril DU CANADA 
Tarifs d'abonnement - 


térêts des francophones de l'Alberta ; 
lant $6,00 - 2 ans: $9.00 ë 


t sans appartenance politique, 
Etats-Unis et autres pays étrangers: #7,50 
par annév 


Tél, 422-0388 


ublié 18 mercredi à 10010 - 1096 rue, 
dmonton 14, Alberta, 


IRECTEUR: Jean Patoine 
EDACTEUR: Yvan Poulin 


Courrier de la deuxième clusse À 
Enregistrement no, 1881 


l 
F 
t 
' 


Un mémoire clé présenté a l'honorable Géra 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/5 


rd Pelletier 


par la Fédération canadienne-française de l'Ouest 


Première partie: La nature des relations souhaitée par la Fédération 
avec le Secrétariat d’État 


N.D.R.: Le FRANCO dans la 
mesure du possible présentera à 
ses lecteurs des documents con- 
cernant toute la francophonie al- 
bertaine, La semaine passée 
nous vous avons publié l'allo- 
cution de Frank Mc Mahon 
‘‘Pour un climat français au 
Collège Universitaire St-Jean!'', 
Cette semaine et la suivante 
nous publicns un mémoire très 
important, mémoire présenté à 
l'honorable Gérard Pelletier, 
C'est une prise de position qui 
suscitera sûrement votre inté- 


tre opinion sur ce mémoire, 
Nous vous invitons à nous la 
faire connaître. 


Ce mémoire peut être divisé 
en trois parties. Nous ne pu- 
blierons pas la première partie 
qui est une introduction au mé- 
moire, La deuxième partie est 
en quelque sorte la philosophie 
de la Fédération face aux rela- 
tions qu'elle souhaite avoir avec 
le Secrétariat d'Etat; la troisiè- 
me partie des recommandations 
qui touchent spécifiquement aux 


rêt. 


Avant d'entrer dans le vif de 
ce mémoire, rappelons que la 
Fédération a pour but de grouper 
les quatre associations provin- 
ciales de l'Ouest, soit: la Socié- 
té Franco-Manitobaine, l'Asso- 
ciation Culturelle Franco-Cana- 
dienne de la Saskatchewan, l'As- 
sociation Canadienne Française 
de l'Alberta et la Fédération 
des Franco-Colombiens, 


Ses objectifs sont: 


a) d'assurer la communication 
entre les membres; 


b) d'établir un réseau perma- 
nent d'information entre les 
membres; 


c) de coordonner les méthodes 
employées À la solution des 
problèmes communs; 


d) de donner plus de poids et 
d'autorité aux démarches 
communes; 


e) de coordonner certaines ac. 
tivités, 


Si notre Fédération n'a pris 
naissance qu'en 1961, les asso. 
clations qu'elle groupe ont plus 
d'un demi siècle d'existence et 
elles ont toujours exprimé le 
vouloir vivre collectif des Ca- 
nadiens d'expression française 
dans l'Ouest, Malgré les moyens 
de fortune dont elles disposaient, 
ces associations ont su déjouer 
les pronostiques et faire mentir 
les phrophéties les plus pessi. 
mistes que l'on n'a jamais cessé 
de claironner à l'adresse de la 
francophonie de l'Ouest, 


Notre Fédération estheureuse 
de dire que depuis l'adoption 
de la Loi des langues officielles 
du Canada, et depuis l'aide ap- 
portée aux communautés de lan. 
Bues officielles vivant en milieux 
exposés, ses aSSociations-mem … 
bres disposent d'un certain no 
bre d'outils qui facilitent gran. 
dement leur tâche, Notre Fé- 
dération tient à vous en remer. 
cier sincèrement, vous, et les 
membres du personnel des dif- 
férentes Directions impliquées 
et plus spécialement de la Di- 
reatton de l'Action socio-cultu- 
relle, 


Notre Fédération vous est é… 
galement reconna{ssante d'avoir 
permis cette rencontre qui nous 
fournit l'occasion de vous faire 


Il est important aussi pour 
la Fédération de connaître vo- de 


part des résultats du mandat 
qu'elle s'est donné en formulant 
la résolution rapportée au début 
de ce mémoire, . 


Avant, cependant, d'examiner 
et d'évaluer les méthodes uti- 
lisées et leur efficacité, de sug- 
gérer des solutions et d'établir 
un ordre de priorité dans les 
programmes qui sont ou pour- 
raient être mis À la disposition 
des associations-membres, no- 
tre Fédération désire établir les 
principes de base qui doivent 
animer les relations de ses as- 
sociations avec le Secrétariat 
d'Etat. 


Les membres de notre Fédé.… 
ration reconnaissent le rôle es- 
sentiel qu'ils doivent jouer dans 
la poursuite de l'identité cana- 
dienne, S'il est vrai que le Ca- 
nada sera bilingue ou n'existera 
plus à brève échéance, 11 est 
aussi impensable qu'1l puisse de_ 
venir bilingue sans l'apport de la 
francophonie de l'Ouest cana- 
dien, Malgré les dangers et les 
obstacles qui se dressent sur sa 
route, cette francophonie accepte 
de jouer ce rôle mais elle exige 
de ne plus être seule comme elle 
l'a été jusqu'à ces dernières 
années, Elle est prête à conti. 
nuer à relever le défi mais elle 
affirme que cette responsabilité 
doit être partagée par les Gou- 
vernements à tous les paliers et 
les corps intermédiaires qui 
s'intéressent encore Alafranco- 
phonie, 


Lorsque ses associations- 
membres réclament l'aide de 
l'extérieur, notre Fédération 
considère qu'elles ne font qu'exi- 
ger un droit strict, tout en déplo- 
rant que cette aide ne nous aitpas 
été assurée vingt-cinq ans plus 
tôt. Il ne faudrait donc pas 
se surprendre que nos associa- 
tions n'entretiennent pas des 
complexes de ‘'quémandeurs'! 
ou de ‘'quêteux!", Précisément 
parce que cette aide arrive très 
tard, nos associations doivent 
poursuivre un travail de rat- 
trapage dans tous les domaines 
de la vie socio-culturelle, C'est 
ce quiexplique l'étendue de leurs 
exigences, 


Devant ces exigences, l'on 
nous dit souvent: ‘'Il faudrait 
tout de même que la population 
fasse sa part", D'accord en 
principe, Mais en pratique ceite 
attitude n'est pas tellement réa. 
liste, Après avoir acheté chère. 


programmes mis à la disposition 
ses associations-membres, 


ment son droit de vivre durant 
plus de cinquante ans, notre po- 
pulation est terriblement fati- 


guée. Individuellement, elle est 
prête à faire sa part, A titre 
d'exemple, prenons les familles 
qui dans une ‘ville font quatre 
ou cinq milles chaque dimanche 
pour assister À un service reli- 
gieux dans une paroisse françai- 
ce alors qu'il y a une église an- 
glaise tout près, ces familles ont 
conscience de faire leur part, 
Ou encore, ces parents qui, dé- 
sireux de procurer'à leurs en- 
fants une éducation française, 
les obligent à parcourir qua- 
rante ou cinquante niilles en 
autobus chaque jour pour fré- 
quenter une école où le fran- 
çais est mieux enseigné, alors 
qu'il y a des écoles anglophones 
dans un rayon de cinq ou dix 
milles de leur résidence, Ce 
sont certainement des gens qui 
font leur part, 


Mais globalement, notre popu- 
lation ne croit plus qu'elle doive 
payer pour jouer le rôle que le 
véritable canadijanisme lui im- 
pose, Il ne faudrait donc pas 
se surprendre si les recettes 
de nos: associations ont tendan- 
ce À diminuer. Le temps est 
largement dépassé où l'on 
pouvait dire à notre population: 
"Si vous voulez un poste de 
radio française, c'est à vous 
À payer son {nstallation..…., si 
vous voulez accorder une édu- 
cation française pour vos en- 
fants, c'est à vous de payer 
pour entretenir vos collèges 
et vos couvents..., si vous vou- 
lez un journal français, c'est 
à vous de payer la note,,., si 
vous voulez une association for- 
te et dynamique, c'est À vous 
de l'entretenir...'! 


D'ailleurs si on voulait mon- 
nayer le temps, le dévouement 
et les déplacements que les di- 
rigeants de nos organismes 
s'imposent et continueront à 
s'imposer, même au détriment 
de leurs occupations profession- 
neiles, l'on constaterait que no- 
tre population est toujours prête 
à faire sa part, 


Notre Fédération appuie donc, 
sans restriction aucune, les dé. 


- marches pressantes entreprises 


par ses associations-membres 
dans le but d'obtenir que l'aide 
accordée par le Secrétariat d'E. 
tat soit augmentée sensiblement, 
En faisant un tour d'horizon des 
différents programmes de l'Ac- 


tion socio-culturelle, nous don- 
nerons certaines précisions, Di- 
sons dès maintenant que les 
restrictions budgétaires impo-- 
sées À nos associations et à leurs 
organismes entravent défavora- 
blement le travail qu'elles pro- 
jettent, Lorsqu'une association, 
en pleine connaissance de ses be- 
soins et de ses possibilités pré- 
sente un budget et est en mesure 
de le légitimer, 11 semble que ce 
budget devrait être accepté, quit- 
te À exercer une surveillance 
assez étroite de l'emploi des 
sommes accordées, 


Notre Fédération reconnaft 
que le Secrétariat d'Etat est li- 
mité dans ses propres budgets. 
C'est 1à sans doute un problè- 
me qui relève du Cabinet fédé- 
ral mais si ce dernier est sé- 
rieux dans sa politique du bi- 
linguisme et du biculturalis- 
me, nous avons de la difficul- 
té à croire qu'il puisse refu- 
ser plus longtemps les som- 
mes nécessaires à son appli- 
cation, 


Sans vouloir poser au spé- 
cialiste ou faire desprocès d'in- 
tention, notre Fédération ne peut 
s'empêcher de demeurer son- 
geuse lorsqu'elle constate l'em- 
ploi fait des sommes accordées 
pour certains autres program- 
mes, Voici quelques exemples: 


a) Des cinquante millions ac- 
cordés pour la promotion du 
bilinguisme en éducation, nous 
savons que l'une des quatre 
provinces de l'Ouest a tout 
simplement versé sa sub- 
vention au compte courant du 
ministère de l'éducation sans 
se préoccuper nullement de 
la promotion du bilinguisme, 
Dans les autres provinces de 
l'Ouest, il semble que les 
ministères de l'éducation et 
les commissions scolaires se 
soient servis des subventions 
perçues pour favoriser les an- 
glophones presqu'exclusive. 
ment, L'on rapporte même 
que certaines municipalités 
sur réception de leur part 
du ministère provincial s'en 
sont servies pour diminuer 
le taux des taxes locales, 


Notre Fédération a donc la 
forte impression que des cri- 
tères beaucoup plus restrei- 
gnants auraient dû être im- 
posés ou qu'une bonne par- 
tie de cette somme giobale 
aurait dû servir à augmen- 
ter les budgets accordés à 
ses associations-membres, 


b) Notre Fédération ne porte 
aucun jugement sur la valeur 
des programmes d'enseigne- 
ment d'une langue seconde 
aux fonctionnaires, que ce 


soit des écoles de langues, 
des stages universitaires ou 
des stages À l'étranger, El- 
le ne fait que constater que 
ces programmes, d'une part, 
se sont surtout adressés À 
des anglophones, et d'autre 
part, n'ont pas souffert des 
mêmes restrictions budgé… 
taires que celles imposées 
à nos associations, 


Si les assoc{ations-membres 
de notre Fédération ne souffrent 
pas de complexe de ‘'quêteux!", 
elles souffrent par ailleurs d'un 
complexe d'insécurité, Cela à 
deux niveaux: au niveau de leurs 
budgets qui peuvent être refusés 
en tout ou enpartie; au niveau des 
politiques du gouvernement qui 
peuvent être changées et même 
disparaître soit au sein du gou- 
vernement actuel soit dans l'é- 
ventualité d'un changement de 
gouvernement, 


Comme conséquence, nos as- 
Sociations ne peuvent pas plani- 
fier plus qu douze mois à l'avan- 
ce parce qu'elles ne sont jamais 
certaines des sommes qui leur 
seront allouées et il leur arrive 
même de se demander si un au- 
tre gouvernement accorderait le 
même intérêt À nos groupes 
minoritaires, Cette insécurité 
nuit à l'efficacité de nos asso- 
clations ainsi qu'au recrutement 
de personnel qualifié, 


Pour transformer ce climat 
d'insécurité, notre Fédération 
recommande la formation d'un 
fonds inaliénable dont les inté- 
rêts seraient suffisants pour ré- 
pondre aux besoins de nos asso 
ciations et des organismes con- 
nexes, Ce fonds pourrait être 
constitué soit d'une somme glo- 
bale qui serait administrée par 
un comité conjoint formé de 
représentants du gouvernement 
et de représentants de nos asso- 
ciations; soit d'une subvention 
spéciale et très importante ac- 
cordée à nos associations du- 
rant trois ou cinq années consé- 
cutives avec l'entente que ces 
associations forment et adminis- 
trent elles-mêmes ce fands ina- 
liénable, 


Si dans les paragraphes précé- 
dents, notre Fédération exprime 
une certaine frustation etformu- 
le certaines critiques, elle tient 
à souligner son attitude très po- 
sitive qui ne vise qu'À amé.… 
liorer ce qui existe déjà et ce 
qu'elle apprécie à sa juste va- 
leur, Dans les paragraphes qui 
suivront notre Fédération désire 
présenter certaines recomman- 
dations qui touchent spécifique 
ment aux programmes rats À la 
disposition de ses associations. 
membres, 


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consultez d'abord 


François Baillargeon 


REPRESENTANT DE 


MELTON 
REAL ESTATE LTD 


466-1147 


page 5 


6/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


Le Français 


Notre 


Langue 


Comment garder sa langue? Comment con- 
server sa culture? De l'honorable secrétaire 
d'Etat À la plus anonyme des mères de fa- 
mille, à la radio comme à la TV, c'est un 
sujet qui devient presque quotidien. Les uns 
montrent que langue et culture peuvent parfai- 
tement être dissociées, d'autres ne voient dans 
la langue que l'expression de la culture, Ce 
n'est plus une question, cela devient un pro- 
blème politique qui, placé dans un contexte 
national, rend toute solution impossible, 


Sans doute devons-nous suivre avec intérêt 
et sympathie les efforts des gouvernements 
fédéral et provincial pour mettre sur pied un 
programme multiculturel mais nous aurions 
tort d'en attendre des miracles. C'est À notre 
communauté francophone en Alberta qu'il appar- 
tient de rechercher ce qui rendra sa vigueur 
à sa langue et À sa culture; et cette recherche 
doit être faite avec sincérité, sans parti -pris, 
sans arrière-pensée, Il faut qu'on se penche 
résolument sur l'avenir du francophone en Al- 
berta; mais oui! Il faut qu'on se pose la 
question: Veut-on, oui ou non, qu'il existe 
encore en l'an 2,000? Ne souriez pas et ne 
dites pas en haussant les épaules: ‘'Cela ne 
dépend pas de moi'', Si vos pères avaient 
eu la même attitude d'indifférence, vous ne 
pourriez même pas lire ces lignes. Vous me 
direz que les temps ont changé, que les moyens 
de communication de masse, vre, radio, télé. 
vision, ont oeuvré en faveur de la langue de la 
majorité; vous trouverez cent raisons contre. 
Bien! vous avez raison, aussi raison que le 
représentant de commerce à qui son patron de- 
mande combien il a vendu et qui lui répond en 
disant que la concurrence a de meilleurs ar- 
ticles, de meilleurs prix, que les gens n'a- 
chètent pas parce qu'il fait trop froid ou trop 
chaud, en d'autres mots: qui a toujours une 
excuse, 


Nous savons que la lutte est difficile, inégale, 
mais souvenons-nous quand même que les Go- 
liath n'ont pas toujours triomphé des David. 
Toutes nos sociétés occidentales sont basées sur 
la famille et sur l'école; quoiqu'on en dise, 
c'est encore là que nous acquérons les prin- 
cipes qui vont diriger notre vle. Parlons 
donc de l'école aujourd'hui: école anglophône, 
ou école bilingue? Ecole où la langue majori- 
taire est utilisée À 100% ou école où. elle est 
utilisée de 25 À 50%? Je suis sûr que je vais 
décevoir certains lecteurs mais je dis ‘’non'!’ 
À l'une et À l'autre, Pourquoi? Eh blen, par- 
ce que dans un entourage où la langue majori- 
taire domine À 99%, ce n'est pas avec un en- 
seignement à 25% ou à 50% que nous devien- 
drons bilingues, Je suis certain que ceux qui 
ont suggéré le principe des écoles bilingues 
et ceux qui l'ont approuvé, ont fait un sérieux 
effort de rapprochement et d'apaisement, d'au- 
tant plus que beaucoup d'entre eux sont ab- 
solument unilingues et uniculturels, mais ce 
n'est pas assez. Il faut connaître bien mal 
les difficultés de l'apprentissage d'une langue 
et encore moins les problèmes que soulève 


le contact permanent avec la langue majori- 


taire pour tous les enseignants, parents ou 
professeurs, 


“Une analyse 


le 6 décembre 1971 


Cher M. Poulin 


Permettez-moi de vous livrer 
quelques brefs commentaires 
sur votre éditorial ‘'Pour un 
climat français un effort inu- 
tile!' (1 décembre 1971). 


page 6 


À À 


Dr. Pierre A.R, Monod 


On me dira qu'un enseignement bilingue per- 
mettra au moins de conserver ''la langue!'!, 
Quelle iangue? Je suggérerais à notre bon ami 
Poulin d'aller rendre visite à certaines famil- 
les francophones d'Edmonton, qui peuvent se 
vanter d'être de vrais Canadiens-français de 
l'Ouest; il pourrait leur demander comment 
ils ont appris leur langue et comment ils sont 
parvenus à en préserver la pureté bien qu'ils 
soient, comme nous tous, obligés d'utiliser 
chaque jour la langue majoritaire, C'est 
peut-être bien imprudemment que je donne 
ici déjà le résultat de cette enquête: ces 
hommes, ces pères de famille, ont appris 
le français et l'anglais; ils ont été dans des 
écoles où l'enseignement était donné en fran- 
çais en majorité, et où la langue n'était pas 
seulement parlée et écrite mais étudiée, C'est 
pourquoi je ne crois pas aux écoles bilingues, 
car pour devenir ‘'bilingue'! tant soit peu, il 
faut des écoles où ie 75 à 80% de l'enselgne- 
ment soit donné en français et où les langues 
française et anglaise soient étudiées de maniè- 
re approfondie. Vous en doutez? Alors imagi- 
nez un instant le continent nord-américain 
francophone et mettez-y quelques écoles bi- 
lingues; vous me direz le bel anglais qu'on 
y apprendra ou qu'on y conservera, même 
en se souvenant que la syntaxe, la construc- 
tion de la phrase anglaise est fnfiniment plus 
facile que la française... Voilà le téléphone 
qui sonne; c'est Henri qui me dit: ‘Le temps 
est assez insécure; ma mère est anxieuse 
de savoir si vous viendrez'", 


Incertain 


Malheureusement ‘'sécurité'' n'a jamais don- 
né d'adjectif, pas plus que "‘insécurité'' d'ail- 
leurs, Il faut recourir à ‘'sûreté'' pour trou- 
ver l'adjectif ‘'sûr'' mais ''insûreté'' n'existant 
pas, il n'y a pas d'adjectif correspondant, Il 
est nécessaire d'aller chercher le mot ''certi- 
tude!' avec son antonyme, son opposé, ''incer- 
titude'' pour obtenir les adjectifs ‘'certain'! et 
t‘incertain'' qui correspondent à ''sécure!' et 
‘insécure'', Alors, Henri, tu vois que ce 


‘ n'était pas plus difficile de me dire: ‘'Le 


temps est incertain!'", 


Anxieux 

J'espère bien aussi que ta mère n'était 
pas vraiment ‘'anxieuse'' de savoir si je ve- 
nais, Je crois que tu as fait là un emprunt 
À l'anglais ‘'anxious'', Le seul ennui, c'est 
qu'en tant que mot français, il signifie ‘très 
inquiet'' alors qu'en anglais, À côté de la 
même signification, il est très souvent em- 
ployé dans le sens de ‘''vivement désiré'!, 
On ne dira pas ‘Il est anxieux de vous con- 
naftre'' mais ‘Il désire vivement faire votre: 
connaissance''; en revanche ‘'Il est anxieux 
car {1 doit se faire opérer demain'' est par- 
faitement juste car on peut supposer qu'il est. 
vraiment ‘’très inquiet'', Je crois donc, Hen- 
ri, que ta mère était seulernent désireuse de 
savoir si je venais, n'est-ce pas? 


Et la prochaine fois que tu me téléphones, 
veux-tu me parler une seule langue, s'il te 
plaft Je te comprendrai mieux Ah, si l'on 
étudiait le français à l'école, peut-être qu'Hen- 


‘ ri le parlerait, 


_Simpliste” 


Premièrement je tiens à vous 
dire qu'il me semble important 
que le Franco s'intéresse au 
Collège Universitaire St-Jean, 
qu'il informe les lecteurs de ce 
qui se passe car le Collège est 
l'affaire de tous ceux qui s'in- 
téressent à la culture canadien- 


ne-française en Alberta, 
(suite À la page 12) 


lettre... 


(suite de la page 4) réponse 

D'abord, je ne crois pas me tromper en sup- 
posant que ce n'est pas pour des motifs d'ordre 
religieux que l'auteur de l'article "Le livre 
un grand absent' s'élevait contre la trop grande 
importance accordée À Zola dans le choix des 
livres disponibles à la librairie Hurti Qu 
l'on aime Zola ou non, il n'est tout de même 
pas l'auteur à 90% de la littérature d'expres- 
sion française! Madame Phan ignore peut-être 
que lorsque je suis moi-même arrivée à va_ 
monton, il y avait ici une librairie française 
qui offrait des livres à 90% d'esprit religieux - 
c'était du moins mon impression! Cette même 
librairie a dû fermer ses portes... Quant à 
ce groupe de dames qui se réunissent une fois 
la semaine pour faire de la conversation fran- 
çaise, on ne saurait guère compter sur elles 
pour assurer une clientèle régulière nécessaire 
à la survie d'une librairie française, D'ail- 
leurs, à mon avis, les bibliothèques sont beau- 
coup plus nécessaires queleslibrairies, surtout 
lorsqu'il s'agit de livres pour enfants, Au 
rythme où lisent ceux-ci, on aurait vite fait 
de se ruiner s'il fallait acheter tous les livres 
qu'ils dévorent, 


À l'occasion de cette lettre, madame Phan 
en profite pour exprimer ses griefs à l'égard du 
groupe franco-albertain, griefs qui font preuve 
d'une ‘singulière ignorance de la réalité! les 
écoles bilingues, toutes catholiques qu'elles: 
soient, ne ferment pas leurs portes aux non- 
catholiques, 


Pour ce qui est du Franco-albertain, s'il 
est vrai qu'il s'adresse à une majorité française 
et catholique, je connais nombre de gens sans 
convictions religieuses, qui lisent ce journal 
avec beaucoup d'intérêt, surtout depuis quel- 
que temps. 


On peut reprocher bien des choses aux Fran- 
co-albertains, mais les taxer d'isolationisme, 
c'est manifester beaucoup d'incompréhension. 
Ce n'est pas en se repliant sur eux-mêmes 
qu'ils se sont anglicisés à un point très in- 
quiétant! Je reconnais que leur attitude envers 
quelques francophones venus d'autres pays ou 


même de l'Est du Canada, est parfois déplo- 


rable, Cette situation n'est cependant pas tout 
à fait inexplicable: on n'a qu'à se rappeler 
l'attitude hautaine et méprisante de certains 
francophones venus d'ailleurs, à l'égard des 
Franco-albertains, 


La notion de tolérance en est une aussi dis- 
cutable que celle de Ia liberté; on a dit à 
propos de celle-ci que la liberté de l'un finit 
1à où commence celle de l'autre, On peut 
également dire que l'intolérance de l'un doit 
finir là où commence celle de l'autre, 


Hélène Narayana 


“Des solutions toutes faites” 
| le 6 décembre 1971 


M.le Rédacteur, 


Votre éditorial du ler décembre 1971 nous 
fait tomber les bras. Vous êtes là depuis 
quelques semaines et vous avez déjà des s0- 


lutions toutes faites. 


Premièrement, votre information n'est pas 
parfaite. Au Collège Universitaire, nos dif- 
ficultés sont réelles. Pourtant, entre autres 
choses il y a la chorale, le théatre, toutes 


les communications officielles, la radio étudian- 
_ (suite À la page 12) 


Ni ebnisté 


" CORPS"! 


Le Conseil français, deuxième congrès 


Pour la seconde fois, les ins- 
tituteurs qui enseignent le fran- 
çais aux francophones albertains 
se sont réunis sous l'égide de 
l'association des instituteurs de 
l'Alberta (A.T, A.) à Barnett Hou- 
se, Edmonton, le 20 novembre, 


Le thème de la journée était 
d'actualité: ‘’A la recherche de 
l'identité du jeune francophone 
albertain'",. Pourtant nous n'é- 
tions que soixante, oui soixan- 
te seulement pour écouter notre 
conférencier le Dr. Michel 
Plourde, doyen de la faculté des 
sciences de l'éducation à l'Uni- 
versité de Montréal. 


Avant de nous donner quel- 
ques idées sur notre rôle comme 
instituteurs, monsieur Plourde 
nous posait deux questions de 
base: 1) en tant que franco- 
phones, allons-nous, voulons- 
nous aller vers l'aculturation 
en faisant de notre langue une 
deuxième langue? ou 2) Vou- 
lons-nous avoir notre vie pro- 
pre? Il nous disait que la vie 
française en Alberta dépendait 
un peu du gouvernement, un peu 
des professeurs mais que c'é- 
taient des jeunes de 15 à 17 ans 
que dépendait la vie de notre lan- 
gue et de notre culture dans no- 
tre province, Nos jeunes veu- 
lent-ils vraiment posséder leur 
langue, sont-ils fiers de ce vais- 


seau qui porte en lui une des 
cultures, une des civilisations 
les plus riches de l'Ouest? Nos 
jeunes connaissent-ils l'histoire 
de leur famille française, l'his- 
toire canadienne avec ses héros 
francophones? savent-ils le rô- 
le joué par leurs ancêtres dans 
le développement de l'Alberta? 
Nos enfants parlent-ils français 
à la maison?  Ont-ils des li- 
vres, des revues en français 
dont la lecture leur permettrait 
d'augmenter leur vocabulaire? 
Apprennent-ils les chansons de 
nos chansonniers québécois ? 
Regardent-ils la télévisionfran- 
çaise (chaîne 11}? Ecoutent-ils 
la radio française (CHFA)? Li- 
sent-ils le journal français (Le 
Franco-albertain)? Participent- 
ils en français, aux activités de 
la paroisse? Ont-ils des cen- 
tres de jeunesse, des clubs spor- 
tifs où le français seul est le 
moyen de communication? Ai- 

ment-ils le français au point de 
se sacrifier parfois pour dé- 
velopper leurs connaissances? 
Des réponses à ces questions, 
on pourrait déduire l'action à 
suivre si réellement nous vou- 
lons une communauté franco- 
phone vivante en Alberta, 


Monsieur Plourde a ensuite 
évoqué la section 150 de la loi 
scolaire et nous a fait part de 
ses inquiétudes, Ayant le droit 


Les femmes d’Edmonton 


Le 4 novembre dernier avait 
lieu à Edmonton une rencontre 
importante avec MmeJ.A, Four. 
niér de Ferland, Saskatchewan, 
Mme Fournier, présidente de la 
Fédération des Femmes Cana- 
diennes-Françaises (F.F,C.F,) 
pour les provinces de l'Ouest, 
donna un exposé delafédération, 
Les 24 dames des exécutifs ac- 
tuels des Dames de Ste-Anne, 
Cercle Féminin ou C.W.L, des 
paroisses de St-Joachim, Imma- 
culée Conception, St-Thomas 
d'Aquin (Edmonton) et St-Vital 
(Beaumont) et leur curé s'étaient 
rendus, Nous félicitons ces bra- 
ves gens car on se souvient, le 
4 novembre fut notre première 
tempête de neige, Elle avait 
rendu la route très dangereuse, 


La Fédération des Femmes 
Canadiennes-Françaises est 


_ d'abord un mouvement catholi- 


que. Elle est fédérée, nationa- 
le, éducationnelle, culturelle et 
sociale, Elle est soumise À la 
hiérarchie de l'Eglise catholi- 
que par la présence nécessaire 
d'un aumônier dans chaque sec- 
tion, Ce mouvement fut fédéré 
en 1917, La demande d'une 
charte officielle fut adressée 
au Secrétariat d'Etat, et accor- 
dée le 6 février 1918, Tout en 
étant fédérée, la section con- 
serve son autonomie relative, 


travailiant our ê 
sous une ur les mêmesbuts, 


Aujourd'hui on retrouve: £ 

tions dans le Québec, Ton 
et le Saskatchewan, ‘avec près 
de 8,000 membres, C'est augei 
un mouvement culturel, Selon 
Vatican II, texte ‘'Gaudium et 
Spes'' (l'Eglise dans le monde 
de ce temps, chapitre ID-"’LA 
PROMOTION DE TOUT CE PAR 
QUOI L'HOMME ET LAFEMME 
AFFINENT ET DEVELOPPENT 
LES MULTIPLES CAPACITES 
DE SON ESPRIT ET DE SON 
Il y a les multiples 
expressions de la culture par 


donneront-elles signe de vie? 


Mme J.A, Fournier 


où l'homme et ia femme s'ef. 
forcent par la connaissance, le 
travail et la technique, de sou 
mettre l'univers et de rendre 
la terre habitable... H ya 
aussi la promotion des produc- 
tions de la culture, telles que 
l'art, la littérature, etc,, bref, 
le développement de tout l'hu- 


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d'enseigner pendant 50% du 
temps en français, allons-nous 
en profiter ou allons-nous nous 
endormir sur cette concession 
du gouvernement provincial? 
Dans un milieu exnosé constam- 
ment à l'anglais, 1l nous faut 
un enseignement dynamique, 
créatif, stimulant, qui réponde 
aux besoins des élèves et mon- 
sieur Plourde de suggérer 
5 moyens d'action pour dévelop- 
per de jeunes franco-albertains 
conscients de leur identité, 


1) Il faudrait mettre sur pied 
des stages de formation intense 
au leadership pour les jeunes 
francophones, 


2) Il devrait exister des con- 
seillers pédagogiques dans les 
régions où l'on a des écoles bi- 
lingues; ceux-ci aideraient à 
faire prendre conscience de la 
réalité française, à développer 
des objectifs lointains et sur- 
tout immédiats, À établir des 
bibliothèques et des librairies 
françaises, 


3) Il est nécessaire d'établir 
un plan de recherche précis pour 
savoir où nous en sommes main- 
tenant, ce qui se fait dans les 
écoles, dans les paroisses, dans 
les familles pour promouvoir la 
connaissance du français, de la 
culture que notre langue impli- 
que. 


main dans l'homme. Etant mou- 
vement social, la Fédération fa 
ciliterait les rencontres des gens 
de nos paroisses canadiennes- 
françaises afin de se connaître 
et de mieux s'aimer. 


Durant la semaine, suivant la 
grande réunion de toutes nos 
paroisses, Mme J,A, Fournier 
a rencontré les dames et les 
curés dans leur paroisse respec- 
tive, Elle a été accueillie cha- 
leureusement, Les dames lui 
ont posé beaucoup de questions 
et ont exposé leur situation pro- 
pre, Nous félicitons Mme Four- 
nier d'avoir su répondre avec 
tant d'amabilité et de tact à 
tous nos points d'interrogation, 


Maintenant, il ne nous reste 
qu'à donner signe de vie, Mes- 
dames, ce sera bientôt, n'est- 
ce pas? 


G.E, Baillargeon 
Edmonton 


? 


_ 455-1172 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/7 


par Île Docteur Madeleine Monod 


de jeunes qui portent un nom 
français sont incapables de s'ex- 
primer dans notre langue, 


4) faut, au plus vite, établir 
un réseau étroit de communica- 
tion avec les autres communau- 
tés francophones en dehors du 


Québec, 2) La création de centres cana- 


diens-français s'impose. 


5) Enfin, et c'esturgent, le sty- 
le de l'enseignement du français 
doit être renouvelé, Cet ensei- 
gnement doit encourager l'auto- 
expression du jeune, doit être 
centré sur l'élève qui a beaucoup 
à apporter, sur ses intérêts qui 
sont le levier de son désir d'ap- 


3) Au musée provincial, on de- 
vrait insister pour avoir une sec- 
tion sur l'apport des canadiens 
francophones au développement 
de l'Alberta, 


4) Un rallye de la jeunesse 
prendre, L'enseignement doit ê- franco-albertaine rendrait les 
tre dynamique provoquant, uti- jeunes conscients de leur appar- 
le, tenance À leur propre groupe 
et sensibiliserait les autres al- 
bertains à leur existence, 


Après la conférence de mon- 
sieur le Doyen Plourde, l'assem- 
blée se divisait en groupes for- 
més d'instituteurs et d'élèves 
venus du Nord et de l'Est de 
la province ainsi que d'Edmon- 
ton pour exprimer leurs idées 
quant à leur manière de voir 
leur identité de francophones, 


En terminant, le Dr Plourde 
nous disait être venu À Edmon- 
ton parce qu'il croit que lefran- 
çais peut encore vivre ailleurs 
qu'au Québec mais il nous en- 
joignait de ‘‘nous embarquer, 
d'avoir le courage de passer 
aux actions, de participer aux 


groupes, d'avoir foi en notre 

x ausel'! 

En fin de matinée, on grou- causel 
pait les commentaires qui peu- Et nous n'étions que 60 à 


vent se résumer comme Suit  Lous demander où vous étiez 


vous tous qui gelgnez parce que 
le français se meurt chez nous? 
Elle se meurt notre belle lan- 
gue par chacun de nous qui né- 
glige de la servir, de la défen- 
dre, de la parler, 


1) Il serait nécessaire de re- 
cycler les parents qui ne sont 
pas toujours conscients de l'im- 
portance de leur tâche. Tant 


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page 7 


8/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


La région de Rivière-la-Paix 
capitale francophone de l'Alberta 


ë uen 5 ni 
Jo Filion est un pionnier de la région, un 
patriote aussi, Ses commentaires sur le 
sort du fait français sont des plusintéressants, 
Nous publierons dans un prochain numéro 
un compte-rendu de notre rencontre avec lui, 


La télévision, ça presse 


Ici à la Rivière-la-Paix, une pétition s'or- 
ganise en vue d'obtenir la télévision française 
dans le plus bref délai possible, Nous prévoyons 
obtenir au moins cinq mille signatures, 


N'est-ce pas là un signe que les gens de la 
Rivière-la-Paix veulent la télévisionfrançaise? 
Nous y tenons, c'est un besoin urgent. 


Voici quelques raisons: Premièrement, la 
télévision française nous avaitété promise pour 
le début de 1972 et pour le moment, il n'existe 
aucun signe concret pour nous assurer que cette 
promesse se réalisera, Deuxièmement, notre 
population s'anglicise rapidement. Et cela est 
en grande mesure dû aufait que nous bénéficions 
seulement de la télévision anglaise, Aussinous 
considérons la télévision française comme un 
moyen essentiel au développement de la culture 
française. Troisièmement,àlaRivière-la-Paix 
on trouve la concentration de francophones la 
plus forte de tout l'Ouest canadien, soitenviron 
7,000 Canadiens-français dans un rayon de 85 
milles ou soit 75% de la population totale de 
la région. 


Nous voulons donc faire appel à toute 1a po- 
pulation francophone de l'Alberta, Nous deman- 
dons à tous les organismes francophones de faire 
pression auprès des autorités, Nous avons be- 
soin de l'aide du poste CHFA, du poste de télé vi- 
sion CBXFT, de l'ACFA provincial, de M,Jean- 
Maurice Olivier, 


Nous avons besoin de l'aide de tous: faites 
pression, écrivez des lettres, signez des péti- 
tions; aidez-nous d'une façon ou del'autre. 


Evans Lavoie, 
Président de l'ACFA Régionale 
de la Rivière-]a-Paix 


Simone Laberge 
Comité Télévision Française 


page 8 


Je viens d'arriver à Falher, 
Un paysage étrange m'avait été 
donné pendant ce voyage. Après 
Whitecourt, sur la route, des ca- 
davres de lièvres et des oiseaux 
de proie les dévorant, On doit 
ralentir pour leur laisser le 
temps de prendre leur envol. 
Et, des forêts de glace, des ar- 
bres de givre, Le soleil tout 
au bout de la plaine descendait. 
À l'hôtel de Falher les hommes 
se rassemblent pour prendre 
une bière avant le souper, Je 
pris un certain temps à le ré- 
aliser; 1a majorité des hommes 
dans la taverne parle français. 
Je suis dans la capitale franco- 
phone de l'Alberta, je prends 
une bière avec ''les gens de mon 
pays qui sont sont gens de poésie 
qui parlent pour parler ...!! 


Ces gens de Falher, Donnely, 
Girouxville, cesCanadiens-fran- 
çais authentiques, ces pionniers 
de 1912, ces gens de Marie-Rei- 
ne, Guy, dJean-Côté, la société 
des compagnons de St-Isidore, 


Le grain c'est l'une des richesses et aussi l'un des principaux problèmes de 


les gros industriels, Je très in- 
téressant musée de Girouxville 
les mouvements de jeunesse... 


cet homme qui me dira: ‘Y'a 
pas de raison de perdre notre 
langue'' et cet autre: ‘A Ed- 
monton vous appelez ça la cul- 
ture française, Je sais pas trop 
ce que ça veut dire; pour nous 
autres, ici, c'est notre mode de 
vie. 


Et pourtant, malgré une popu- 
lation francophone majoritaire à 
75%, ces gens de mon pays n'ont 
pas de télévision française, La 
radio CHFA ne diffuse que dans 
un rayon d'à peine 6 milles autour 
de Falher et le journal, le 
Franco, ne parle pas assez sou- 
vent d'Eux. 


La région de Rivière-la-Paix, 
c'est un élément important dans 
l'épanouissement du faitfrançais 
en Alberta, Dorénavant le Fran- 
co leur laissera plus souvent la 
parole, se fera écho de leurs pro- 
blèmes tout autant que de leurs 
réussites. 


la région de Rivière-la-Paix Avec Ferdinand Lévesque, important fermier 
de Falher, nous essaierons d'en comprendre les données, 


ete ue 


mme un chêne, 


vous contera l'histoire du grand feu de 1912, Ces reportages sont à ne pas 


manquer! 


te franco-albertain, 8 décembre 1971/9 


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page 9 


10/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


— pminités- Mesdames partageons 
nos secrets 


I y a deux semaines le Franco 


jlançait une invitation à la parti- Avec Marie-André ; 
cipation en inaugurant deux nou- Une gardienne offre ses services: notée Collicutt 
velles chroniques, celle des re- Tarte aux pommes et fromage 


cettes franco-albértaines et du Mariette Fortier, 


système de garderie coopératif, 6807 - 94B Avenue, PATE À TARTE (Quantité pour tarte et tartolettes) 


Nous avons eu des réponses et Ottewell. 5 tasses de farine 
nous espérons que celacontinue,. Téléphone: 469-3738 L Ib. graisse; 


k ti, 1 c. (ronde) à thé de sel 
Faisons de la page féminine du 1 c, (ronde) à thé de poudre à pâte 
Franco, notre page, 
Mélanger comme pour les autres pâtes 4 tarte (couper) et ajouter 
un oeuf brisé dans une tasse et battu, Remplir la tasse avec de l'eau 
froide, Mélanger avec le mélange Afarine, Refroidir avant d'utiliser, 


GARNITURE AUX POMMES (une tarte) 


6 à 8 pommes 

3/4 tasse de sucre 

2 c. à table de beurre 

2 c. À table de farine 

1 c. à thé de cannelle 

Jus de i/2 citron 

8 ou 4 tranches de fromage 


Peler les pommes, les couper en quartiers, Déposer dans l'abaisse 
de pâte. Faire un mélange des ingrédients secs et l'ajouter aux pom- 
mes, Ÿ verser le jus de citron; parsemer de noisettes de beurre, 
Couvrir de minces tranches de fromage, Recouvrir de l'autre abaisse 
de pâte, Cuire 15 minutes à 425 F; abaisser la température à 350F et 
cuire environ 30 minutes. 


Tartelettes 


3/4 tasse sucre brun 
3/4 tasse de noix 
3/4 tasse de raisins 
1/4 1b, beurre 

8 jaunes d'oruis 
Coconut si désiré 


Mettre le tout dans un bain-marie et cuire 1/2 heure, Retirer et 
ajouter une couple de cuillerées de lait et vanille, Remplir les tarte. 
lettes déjà cuites, 


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page 10 


+ reste 


Ets ie ah en Te 


té 


L'originalité d’un pessimisme quebecois 


par le Dr M. Kapetanovich 


$ 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/11 


L’insoumise de 


Marie-Claire Blais 


".. mais il y avait toujours 
cette honte secrète, cette cul- 
pabilité d'être heureux... 


Marie-Claire Blais est une 
jeune romancière qui mérite 
sans doute sa renommée déjà 
internationale, ‘’Une saison dans 
la vie d'Emmanuel'' a rempor- 
té le prix Médicis en 1966, C'est 
l'histoire d'une famille trop 
nombreuse où la crasse et la 
vertu, la fantaisie la plus pure 
et le vice Le plus précoce chan- 
tent à l'unisson, De Paris en- 
core, la Maison Grasset nous 
offre cette année une nouvelle 
édition de son roman ‘'L'in- 
soumise!'', la plus courte et la 
plus caractéristique de ses cré- 
ations percutantes, 


Son esprit révolté s'insurge 
avant tout contre le cadre fami- 
lial et religieux de son froid 
pays. Elle abomine l'entente 
taciturne de ces deux colosses 
croulants, Pourtant, elle garde 
une délicatesse surprenante au 
plus fort de son acharnement, 
Elle improvise un conte de fées 
de ses attaques, de ses critiques 
de l'église, de l'école, de la 
vie conjugale, Unepulvérisation 
presque magique des institutions 
les plus sacrées! Mais, sacible 
préférée reste la relation, si 
vulnérable aujourd'hui, entrepa- 
rents et enfants, L'acuité de ce 


conflit des générations lui sem- . 


ble la meilleure preuve de l'a- 
lténation omniprésente, 


Aucune attache sentimentale, 
aucune discipline sociale pour 
combattre la séparation défini- 
tive, inexorable, La rupture 
complète! La fissure est tran- 
chée par le couteau d'un destin 
sans pitié, Tous, des étran- 
gers! 
les deux fils cadets de Madelei- 
ne, La mère n'y voit que la 
promesse de monstres futurs. 
Même quand ils se promènent 
bras dessus-bras dessous, un 
abfme se fait béant entre les 
hommes apparemment les plus 
intimes, Ils ne regardent jamais 
le même paysage. Nous-mêmes, 


de Bonnyville 


Beaumont. 


Ghyslain Bergeron, chanteur bien 
L'ensemble 4 
Gérald Landry au 
la batterie et le jeune Paul Lagasé 
‘Claude Lajoie, 


commencé la soirée. 
l'accompagnait - 


Dallaire et Jean 


Même ces deux enfants, 


ious ne nous connaissons pas! 
Notre propre for intérieur est 
une région inconnue que nous 
n'osons pas, que nous ne pou- 
vons pas exploiter jusqu'au 
bout, D'ailleurs, si nous nous 
connaissions, ce serait encore 
pire, insupportable, 


Il y a quelque chose de raté 
dans le titre de ce livre! Made- 
leine est beaucoup moins insou- 
mise que les autres, Elle est 
surtout faible, incapable de com- 
poser un tout consistant de son 
être mal partagé entre les deux 
égoïsmes de sa cellule bourgeoi- 
se, entre son mari et sonfils af- 
né, Paul, Et, Hsant lecarnetin- 
time de son fils, elle constate: 
"".. J'ai compris que le monde 
dans lequel je vis n'existe pas et 
peut-être n'a jamais existé! 
Quoi faire alors? Rester sur les 
apparences! Rodolphe, plus mé- 
decin que père, un mari minable 
qui. ne fera de son épouse qu'une 
malade parmi les autres, nous 
confesse: ‘Je remarquai que 
Madeleine priait avec ferveur. 
Je feignis de prier aussi, Nous 
étions un couple très uni aux 
yeux des gens, Et cela comp- 
tait pour moi, Les petitsétaient 
beaux et bien vêtus, Nul pli 
de nos difficultés de vivre n'ap- 
paraissait. L'honneur de bien 
paraître, et de paraître heureux, 
était intact, Mais qui sait si 
Madeleine, sous sa frêle appa- 
rence de bonheur, ne me mé- 
prisait pas de lui avoir impo- 
sé ce-rôle, qui sait si, vague- 


ment, À sa façon, elle ne com-: : 
“mençait pas 


avoir honte de 
moi." C'est pourquoi son der- 
nier roman, le troisième tome 
des Manuscrits de Pauline Ar- 


‘change, affiche cyniquement son 


titre ‘’Les apparences’! Tout 
n'est qu'une illusion, Pas de 
refuge, Pas d'échappatoire, L'u- 
nivers de Marie-Claire Blais 
souffre d'un pessimisme atroce 
et poétique À la fois, 


Paul reste le protagoniste du 
roman, C'est un beau garçon, 
plus sportif que soucieux de ses 
examens, Les autres personna- 
ges tournent autour de lui comme 


La Boîte à chansons ou 


Paulette Parizeau et Jacinthe Gobeille, deux vedettes de 
aesumont, se sont jointes au groupe de la Boîte à Chansons 
perse pour présenter un spectacle à près de 200 
nnes Samedi le 27 novembre au Centre Culturel de 


étaient accompagnés par Guy Goyette, 


La deuxième 


tes locaux, Jacinthe Gobeille, 
tait pour la deuxième fois en 


partie du programme présentait les artis- 
étudiante à Beaumont, chan- 
public. Elle préfère chanter 


connu de St, Paul, a 
e la Boîte À Chansons 
Piano, Laurier Joly à 
à la guitare, Thérèse 
tous deux de Bonnyville, 


des bêtes sauvages autour d'une 
proie deprédilection. ILest com- 
me un ennemi qu'il faut courtiser 
avant de le posséder, Madeleine 
est une mère encore plus jalouse 
qu'amoureuse de son fils, Anna, 
une femme de son âge, maîtres. 
se de Paul, est sa rivale, Pour 
Paul, Anna remplace peut-être 
une mère qui ne savait pas se 
faire aimer! L'amour est un 
déchirement continuel et les sen- 
timents ne s'accordent jamais, 
Marie-Claire Blais n'a plus be- 
soin de la promiscuité que ses 
romans précédents cultivaient 
avec une complaisance morbide, 
Le rapport le plus naturel tom- 
be facilement dans un éclairage 
ambigü, clandestin, louche, Ins- 
tinctivement, la mère se com- 
pare à une amante: ‘'Quelle 
mère n'a pas rêvé de tromper 
ainsi la confiance de son f11S 
pendant son sommeil, quelle a- 
mante, sitôt venu le repos de 
celui qu'elle aime, n'a pas dé 
siré soustraire À ce profil en- 
dormi qui respire à ses côtés, 
une conquête plus obscure que 
la conquête du plaisir achevé?!t 


Et Rodolphe? L'imagination 
professionnelle se fait exclusi- 
ve, Sa jalousie refoulée do- 
mine, Il peut plus facilement 
aimer le fils d'un voisin ou 
d'un inconnu que son Paul. 

11 s'obstine faire de lui une 
copie de son image, Enfin, 
Frédérik, le meilleur ami de 
la victime, est un homosexuel, 
Il provoque l'émancipation spi- 
rituelle et intellectuelle de son 
compagnon, Mais fl lui présen-. 
te aussi une déviation sexuelle 
comme un abri charmant, Tout 
s'acharne contre ce jeune é- 
tudiant La mère se réjouit 
de ses peines d'amour! "Si 
Anna {nfligeait à ce jeune hom- 
me triomphant la peine intime 
de l'humilité, la femme jalouse 
en moi s'en réjouissait honteu- 
sement, ‘'I] a besoin d'être 
brisé'', avait dit mon mari au- 
tretois.'' La seule solution qui 
lui reste c'est d'idéaliser la 
mort, Après, il sera à la dis- 
position de tous, chacün en fera 
un portrait qui lui convient À 
merveille! Encore une fois, 
l'incapacité, le refus de vieil- 


lir, S'accepter adulte est un 
conformisme monstrueux, une 
sorte d'adultère pour ces cré- 
atures de Marie-Claire Blais, 


Comme chez Alain Fournier, 
la vie semble s'arrêter au seuil 
de l'âge mur,  L'insouciance 
de là jeunesse prolongée le plus 
longtemps possible est la seule 
protection contre l'angoisse ex- 
istentielle, Mais, Marie-Claire 
Blais fait de cette nostalgie de 
l'enfance un acte subversif, des- 
tructeur, La révolte de l'ado- 
lescence, la rupture avec le ca- 
dre social où familial, tout por- 
te l'empreinte d'une évasionim- 
possible, d'une fuite sans issue, 
de la mort, La misère sociale 
d'un Québec qui se cherche est 
présente en sourdine, L'expé- 
rience directe d'une misère 
traumatisante, tout ce bagage 
que l'Orient canadien offre À 
notre écrivain, donne le goût du 
vécu à son désespoir sans amba- 
ges. Une certaine violencepres- 
que janséniste brise la coquille 
des rêves. Curieuse rencontre 
d'un puritanisme apocalyptique 
avec un tempérament pourtant 
latin dans l'esprit lugubre de 
cette Québecoise incorruptiblel 
Un Bernanos féminisé qui ne voit 
que des mauvais présages autour 
de lui, 


Cette absence de communica- 
tions est accablante, Pénible, 
cette tristesse sans limite, Tous 
destinés À périr avec leur soli- 
tude et leurs turpitudes! La 
sexualité et la religion réduites 
à la dérision, Tout son univers 
pourrait porter en exergue cette 
boutade d'Anouilh, qui nous dit 
que la vie souille obligatoire- 
ment. Jé pense donc je suis 
malheureux, Cherchant $5es 
complexes et sa propre condam- 
nation dans la lecture du carnet 
de Paul, Madeleine refuse la ré 
alité, EH n'y a qu'une chose pour 
la persuader de l'existence d'An- 
na, ‘"'Elle existait donc puis- 
qu'elle souffrait"! 


sibtlité maladive corrompt, fait 
disparafire l'amour et le sens 
même de la vie avec lui, 


s'amuser en français 


en français et apprécia sa participation à la Boîte. Evelyne 
Gobeille au piano la secondait, | 
Paulette Parizeau s'imposa par son talent malgré une 


certaine gêne lors de sa première chanson, 
ans, elle chante depuis l'âge de 13 ans, pricipalement en 


Femme fic- - 
tive ou femme réelle, cette sen- . 


Pourtant, une ambiance poëé- 
tique, romantique, persiste et 
accompagne l'expression de ces 
tourments. Evidemment, les 
traditions <n déroute laissent 
l'âme dépouillée de l'espoir, 
Un côté plutôt malsain de son 
héritage canadien-français am- 
pute les efforts lyriques del'au- 
teur. Mais rien, aucune ré- 
miniscence sordide n'empêche- 
ra cette protestation, cette con- 
testation intransigeante de s'é- 
lever à la poésie et de repré- 
senter le message d'une enver- 
gure universelle, Symbolique, 
cette forêt de gratte-ciel et la 
blancheur presque abstraite de la 
ville, ce cadre qui entoure la 
petite maison de notre médecin 
dont les fenêtres donnent sur 
l'immensité architecturale de 
l'hôpital, Pourquoi cette lumière 
incongrue et cette chaleur qui 
assome toute volonté? On par- 
le souvent de Kafka dans ce ro- 
man. Madeleine se sent capti- 
ve des choses, prisonnière de 
l'objet dont la forme devient 
arrogante et trahit sa destina- 
tion, Et ce qui est le plus im- 
portant, l'expression de ce pes- 
simisme québecois nous est don- 
né dans un langage dont la mo- 
destie et l'élégance restent clas- 
siques, La fin de ce petit ro- 
man remonte aux sources de 
la tragédie antique: ‘Il y a 
peut-être un certain courage 
à livrer sa jeunesse à la mort, 
puisqu'il faut se livrer, de toute 
façon. Soit À l'amour, À Dieu 
ou à quelque humaine ambition, 
pourquoi ne pas se livrer sim- 
plement, aujourd'hui, à l'incon- 
nu...!! 


(N.D.R.) Dans notre présenta- 
tion du Dr, M. Kapetanovich, 
nous avons dit qu'il préparait 
actuellement une thèse sur le 
problème de l'esprit de dispo- 


nibilité chez André Gide, Nous 
voulons corriger cette erreur 
et préciser que sa thèse fut 
présentée À la Sorbonne en 1968, 


Agée dé 17. 


français. Alcide Magnan l'accompagnait au piano, 


Mathias, Adamo, 
beaucoup d'autres furent interprétés. 
à répondre, à participation. 


Beaucoup de variété dans ce spectacle, Les ‘Hamilton, 
Georges Dor, Vigneault, Ferland et 


Puis des chansons 


Le maître de cérémonie, Roland Lajoie, y ajoutait des 
histoires et monologues des Cyniques et d'Yvon Deschamps. 
Ils semblaient parfois choquer certains auditeurs, 


(suite À la page 16) 
Page 11 


12/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


y 


Lettre 
(suite de la pages 


des solutions 


te, 27 cours sur 42 où la langue de commu 
nication est le français. Peut-on honnêtement 
dire que le Collège est anglophone? 


Pour nous aider, abordez des projets con- 
crets: où trouver les livres et les profes- 
seurs; somment régler lesproblèmesde trans- 
port; comment coordonner nos efforts, etc... 
C'est la vie de tous les jours qui assurera 
l'avenir, non ies lois ni les mots, 


Votre éditorial semble préconiser la formule 
d'Ontario pour St-Jean, Vous avez dû mal 
vous exprimer car cette formule serait la 
mort d'un centre de culture française à Ed- 


monton 1 _N 
Sincèrement, 


F.J, McMahon, Doyen 


(N.D.R.) Je m'attendais depuis quelque temps À ce reproche. 
En effet, j'habite l'Alberta depuis un mois. Pour ‘'les solutions 
toutes faites!'', je ne marche plus, Les solutions proposées dans 
la deuxième partie de cet éditorial viennent du corps professo- 
ral et des étudiants du Collège lors de l'assembléé”Pour un cli- 
mat...” 


Quand ai-je dit que le Collège était anglophone? J'ai dit: "plus 
anglophone que francophone"! N'est-ce pas justement ce visage 
que vous voulez changer? Avant d'aborder des projets concrets 
j'attends justement d'être un véritable franco-albertain et, pour la 
question du système ontarien d'enseignement bilingue je veux bien 
croire qu'il amènerait ‘’ la mort d'un centre de culture française 
À Edmonton'' mais, et je ne suis pas le seul, j'aimerais bien savoir 
pourquoi, comment? 


Veuillez bien croire que mon propos n'a jamais été de poser en 
nouveau messie des francophones albertains, Si cet éditorial a 
pu vous le laisser supposer c'est un malentendu regrettable, 


Rendons justice à qui de droit la mérite 


Il était une fois un immigrant français qui 
était venu s'établir en Alberta, Au fil des 
années, il s'était révélé excellent journaliste, 
romancier, horticulteur, arboriculteur et sur- 
tout créateur de nouvelles variétés de fleurs. 
Aujourd'hui les universités se partagent ses 
écrits, les utilisent dans leurs cours et ont 
même, dit-on publié une thèse à son sujet. 


Comme il est à peu près notre seul écrivain. 


français de l'Alberta, je pense que le temps 
est venu de lui rendre officiellement justice, 


Déjà tout le monde le sait, il y aura à 
la nouvelle école bilingue Picard une biblio- 
thèque. A l'entrée de la salle, il serait loua- 
ble d'y installer le portrait de cet écrivain si 
renommé dans notre province et à travers le 
Canada, au milieu d'une exposition permanen- 
te de ses oeuvres et des roses qu'il a créées; 
le tout naturellement sous verre par mesure de 
protection. 


L'écrivain en question se nomme Georges 
Bugnet; peut-être que des esprits avertis en 
conviendront que cethomme mérite unhommage 
plus à la mesure de son rang. Mais à l'école 
Picard, il n'en serait pas moins un témoignage 
vivant de la fidélité française en Alberta et 
une source d'inspiration pour nos jeunes. 


‘Société Juste!! 
page 12 


Y'a du plaisir 


La Boîte Chez Pierrot présentera le 10 


classique avec vin et fromage, 


Les artistes invités seront Albert Lafrance (Chansonnier) 
[2 


Quinn et Suzanne Favreau. 


De 8h.30 à 10h.00 p.m. on présentera des disques de 
Après le spectacle, discothèque e 


À 10h.00 spectacle. 
tude, 


Daniel Poulin par cette soirée semi -classique innove. 


ne pas manquer, 


une analyse 


Il me semble que le titre de 
votre éditorial provient d'une 
analyse incomplète, voire même 
simpliste, de la situation fran- 
cophone albertaine, Selon vous, 
l'effort entrepris par les étu- 
diants, les professeurs et l'ad- 
ministration du Collège Univer- 
sitaire St-Jean en vue d'amélio- 
rer et d'entretenir le climat 
français dans cette institution 
tournera à vide parce que le sys- 
tème des écoles bilingues de 
l'Alberta pourrait être amélioré 
mais n'est-ce pas procéder d'un 
à priori que de suggérer que seul 
l'adoption du système des éco- 
les bilingues de l'Ontario ren- 


À Y'avoir 


A ? 


dra efficace l'effort fait par la 
communauté universitaire du 
Collège? 


Bien à vous, 
Paul À. Poirier, 
Recteur intérimaire, 


(N.D.R.) Avez-vous lu cet éditorial? Faut- 
il nécessairement mettre un point d'interro- 


gation à la fin d'une phrase pour que celle. 


ci ait une tournure interrogative 1e, ‘Pour 
un climat français un effort inutile‘? Il y 
avait dans ce titre une intention interroga- 
tive, Si elle n'était pas assez claire j'y a- 
joute ce fameux point, Deuxième je n'ai ja- 
mais affirmé que sans l'adoption d'un systè. 
me similaire à celui de l'Ontario... cette fois- 
ci le point d'interrogation y était, C'était 
bel et bien une question que je posais, Je 
la posais À tous ceux qui, comme vous, sont 
des spécialistes de l'éducation bilingue, 


Appel aux femmes 


le 6 décembre 1971 
Cher monsieur, 


Merci pour le concours litté- 
raire pour enfants qui vient d'é- 
tre lancé, J'espère que bientôt 
vous en ferez autant pour les 
adultes, Y'a certainement des 
bon écrivains cachés dans notre 
province ef un ‘''really big con- 
test'' servirait à les dénicher, 


Pour ce qui est de 1a nouvel- 
le série "'Mesdames partageons 
nos secrets; c'estfameux! Mais 
j'aimerais que cette rubrique se 
paie le luxe de sortir de la cui- 
sine de temps en temps. Cette 
place n'est pasleroyaume uni- 
que de la femme - pendant que 
le ‘'scalappini!'' mijote dans son 
chaudron, la femme voudrait, au 
moins dans la cadre d'une co- 
lonne comme celle-ci, aller bat- 
tre de l'aile au grand air frais 
des préoccupations de la new 
woman! 


Parmi les sujets qui m'inté- 
resseraient, j'aimerais rencon- 


trer les femmes franco-alber- 
taines qui ont choisi librement 
de travailler en dehors dufoyer, 
Quelles professions  poursui- 
vent-elles? Quels sont leurs 
problèmes? Qui prend soin de 
leurs enfants? Quels sont leurs 
contributions à la vie française 
en Alberta? 


I ne faudrait pas oublier non 
plus la femme qui choisit de 
demeurer à la maison pour or- 
ganiser une vie agréable et hu- 
maine pour ses enfants, elle- 
même, et son mari; en dépit 
de la vague qui favorise tant 
la femme dite libérée des cor- 
vées supposément dépassées de 
la maternité. 


Mon seul espoir est que de 
plus en plus, les femmes d'ex- 
pression française s'engagent à 
être pleinement elles-mêmes 
et aident à créer un monde meil- 


leur. 


Adèle Fontaine 


décembre une soirée semi- 
Julie 


Chansonniers 
oOmme d'habi- 


C'eat à 


same di 


3h. 00 

TENNIS 

4h,00 

MON AMI BEN 

5h,00 

TOVR DE TERRE 
5h,30 

ROBIN FUSEE 

6h,00 

LE MONDE EN LIBERTE 
‘7h,00 

CENT FILLES À MARIER 
8h.00 

LES GRANDS FILMS 
"L'ANGE BLEU"! 
10h,00 

LE TEÉLEJOURNAL 
10h. 30 

AU MASCULIN 

11h, 00 

CINEMA 


FBI vontre Borgla (The Borgia Stick). 
Film policier réalisé par David Lo- 
well Rich, avec Don Murray, Inger 
Stevens, Barry Nelson et Fritz Wea- 
ver, Un homme et une femme seèm- 
blent former un heureux jeune cou- 
ple américain, En réalité,’ on dé- 
couvre qu'ils possèdent une double 
ji et une fausse identité (Américain 
6). 


dimanche 
3h.00 
5-D 
4h,00 
D'HIER 4 DEMAIN 
5h,09 
LAUREL ET HARDY 
5h,30 
PRINCE S4APHIR 
6h.00 
LE FRANCAIS D'AUJOURD'HUI 
6h,30 ‘ 
FLECHE DU TEMPS 
7h,00 
QUELLE FAMILLE 


7h,30 
LES BEAUX DIMANCHES 


lère partie: Charles Aznavour 
2ème partie: Le combat d'une vie: 


John Diefenbaker 
10h. 00 
LE TELEJOURNAL 
10h.30 
MA SORCIERE BIEN AIMEE 
11h,00 
CINEMA 


B Démocralics en péril (tre partie) 


Trente ans d'histoire, Réalisatlon de 
Suzanne Baron, Coup d'ocil en Eu- 
rope et en Asie sur tous les fronts, 
de 1939 à 1945 (Fr.), 


lun di 


£h.00 
EMME D'AUJOURD 
4h,00 RD'HUI 
BOBINO 

4h,30 

LA BOITE 

5h,00 

YOGI ET POPOTAME 

5h, 30 

DAKTARI 

6h, 30 

JEAN ET GENS 

6h.45 

LE TELEJOURNAL 
qh.00 
MÉETA 


Horaire à CBXF 


9h,00 

À LA SECONDE 

9h.30 

MONT JOYE 

10h.00 

LE TELEJOURNAL 

10h,30 

FORMAT 3f 

11h.00 

CE SOIR JEAN PIERRE 

11h.30 

CINEMA 

Les Jeunes Loups. Etude de moeurs 
réalisée par Marcel Carné, avec Chris- 
tian Hay, Haydée Politoiff, Yves Be. 
neyton, Roland Lesaffre, Serge Lee. 
man et Elisabeth Teissier. Un jeune 
homme d'origine modeste est entre- 
tenu par une princesse, Sur la côte, 
il Fait la connaissance d'une jeune 
fille qui, malgré ses airs de fille af. 
franchie, n'a jamais eu d'amant, 
(Franco-italien 1968). 


mardi 


3h.00 

FEMME D'AUJOURD'HUI 
4h.00 

BOBINO 

4h.30 

BOITE 

5h. 00 

ROQUET LES BELLES 
OREILLES 

5h.30 

DANIEL BOIONE 

6h,30 

JEAN ET GENS 

6h.45 . 

LE TELEJOURNAL 
7h.00 

MEETA 

3h.00 

RUE DES PIGNONS 

9h. 30 

PARADIS TERRESTRE 
10h. 00 

LE TELEJOURNAL. 
10h,30 

HEBDOI 

11h,00 

CE SOIR JEAN-PIERRE 
lh.30 

CINE-CLUB 


Journal intime (Cronaca familiare). 
Drame psychologique réalisé par Va- 
lerio Zurlini, avec Marcello Mastroi- 
anni, Jacques Perrin et Sylvie, À ja 
mort de leur mère, deux frères sont 
élevés séparément, l'un dans la pau- 
vreté, l'autre, dans l'aisance, Parve- 
nu à.l'âge adulte, l'aîné retrouve son 
jeune frère à Florence, Son père a- 
doptif étant ruiné, il doit faire face 
à la vie sans avoir la préparation 
suffisante, Bientôt il est victime d'un 
mal mystérieux (Franco-italien 1962), 
Présentation: Jacques Fauteux, - 


mercredi 


3h.00 
FEMME D'AUJOURD'HUI 
4h.00 

BOBINO 

4h. 30 

LA BOITE 

5h. 00 

LINUS 

5h, 30 

WALT DISNEY. 

6h. 30 

JEAN ET GENS 

6h,45 

LE TELEJOURNAL 

7h.00 

MEÉETA 

9h, 00 

LE MONDE DE MARCEL DUBE 
9h30 | 
PRÈNEZ LE VOLANT 
10h, 00 

LE TELEJOURNAL 
10h,30 

FORMAT 30 

11h.00 

CE SOIR JEAN-PIERRE 


ONZE 


12h, 00 
CINEMA 


Le Don paisible. Drame conjugal de 


t Serge Guerassimov, avec Ellina Bys- 


tritskaya et Pyotr Glebov. Les a- 
mours d'un cosaque et d'une sédui- 
sante jeune femme, Malheureux en 
ménage, tous les deux ‘quittent leur 
conjoint respectif et s'enfuient en- 
semble, Survient la guerre de 1914- 
1918 (Russe 1957). 


jeudi 


3h,00 

FEMME D'AUJOURD'HUI 
4h.00 

BOBINO 

4h.30 

LA BOITE 

üh,00 


ROQUET LES BELLES OREILLES 


5h30 

VOYAGE AU FOND DES MERS 

6h.30 

JEAN ET GENS 

6h,45 

LE TELEJOURNAL 

7h.00 

MEETA 

9h.00 

MARCUS WELBY 

10h.00 

LE TELEJOURNAL 

10h. 30 

HEBDO Il 

11h,00 t 

CE SOIR JEAN-PIERRE 

11h,30 

CINEMA 

L'Aîné des rerchaux, Drame psycho 
logique réalisé par Jean-Pierre Mel- 
ville, avec Jean-Paul Belmondo, Char- 
les Vanel et Michèle Mercier d'après 
le roman de Georges Simenon, Un 
homme est engagé comme secrétaire 
par un banquier qu'un scandale obli- 
ge à quitter la France, Les deux 
hommes se rendent aux Etats-Unis. 
Le jeune homme veut dépouiller Je 
banquier de son argent, mais une 


étrange amitié s'établit entre eux 
(Franço-italien 10621 


Vendredi 


FEMME D'AUJOURD'HUI 
4h.00 

BOBINO 

4h.30 

LA BOITE 

5h,00 

LE ROI LEO 

5h.30 

TARZAN 

6h,30 

JEAN ET GENS 

6h,45 

LE TELEJOURNAL 
7h,00 

MEETA 

9h,00 

DONALD LAUTREC "CHAUD"! 
9h.80 

CONSOMMATEURS AVERTIS 
10h,00 

LE TELEJOURNAL 

10h. 30 

FORMAT 30 

11h,00 

CE SOIR JEAN-PIERRE 
11h.30 

CINEMA 


Le Chasseur de primes. (The Bounty 
Killer), Western réalisé par Spencer 
S, Bennett, avec Dan Duryea; Audrey 
Dalton et Fuzzv Knight. Engagé par 
une compagnie de messagerie, un 
homme tue un bandit qui l'attaquait 
et apprend qu'une prime était of- 
ferte pour sa tête (Américain 19%66). 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/13 


GVOIR ÆT COUT 


Aznavour interprète plus de vingt de ses 
succès dont “votre” chanson préférée 


Aznavour en scène, Dans le 
cadre de l'émission les Beaux 
Dimanches, la télévision couleur 
de Radio-Canada présentera, le 


12 décembre à 19h. 30, un ré- 
cital du plus grand artiste du 
music-hall français: Charles Az- 
navour. 


Avant de donner ce récital à 
la télévision canadienne, Azna- 
vour a visité les Etats-Unis, le 
Japon, l'Australie et l'Iran. 


Au cours de ce variétés, Azna: 
vour interprétera plus de vingt 
succès. Parmi les titres au pro- 
gramme, mentionnons: Désor- 
mais, le Toréador, Je m'voyais 
déjà, le Cabotin, Comme des ro- 
ses, Des Jours heureux, Non, je 
n'at rien oublié, Trousse-chemt. 
se, J'al vécu, Mourir d'aimer et 
Je reviens. L'orchestre sera 
sous la direction de Lee Ga- 
gnon. Aznavour en scène sera 
réalisé par Roger Fournier, as- 
sisté de kise Chayer, 


“L'Ange bleu”, avec May Britt, 
Curd Jurgens et Theodore Bikel 


A l'affiche de la série les 
Grands Films, samedi 11 décem- 
bre à 20h, 00, à la chaïne fran- 
çaise de télévision de Radio- 
Canada: l'Angé bleu d'Edward 
Dmytryk. 

Il ne s'agit pas de ce classi- 
que du cinéma dans lequel Mar- 
lene Dietrich a commencé de 
marcher vers la gloire. Le film, 
cependant, reprend le même 
thème avec des interprètes dif- 
férents. L'Ange bleu américain 
met en vedette May Britt, Curd 
Jurgens et Theodore Bikel. 

L'Ange bleu est le café-con- 
cert d'une petie ville germani- 
que en 1900. Les élèves de l'éco- 
le supérieure vont tous les soirs’ 
au caf-conc pour entendre la dé- 
licieuse chanteuse Lola Montès. 
Leur professeur de botanique, le 
rigide monsieur Rath, vitupère 
Sans cesse contre la conduite 


prétendument immorale de ses 
jeunes disciples. Il leur interdit 
le café-concert mais les adoles- 
cents se fichent pas mal de ses 
ukases et ils fréquentent encore 
plus volontiers l'établissement 
mal famé. 

Poussé par la curlosité et le 
plaisir sadique de surprendre 
ses élèves en flagrant délit, te 
professeur Rath se rend un soir 
à l'Ange bleu. Séduit par la voix 
et la beauté de Lola, le profes- 
seur en tombe amoureux. Deve- 
nu la cible des railleries de ses 
élèves, Rath doit démissionner 
de son poste et quitter le collè- 
ge pour épouser sa belle con- 
quête. Incapable de se trouver 
un emploi, Rath doit laisser Lola 
reprendre sa carrière et il glisse 
rapidement vers la folie furieu- 
se, détruit par la jalousie et 
l'alcoo!. 


page 13 


14/1e franco-albertain, 8 décembre 1971 


MOTS CROISES 


1234567 8 9 101112 


HAE 


um 


12! 


Horizontal 


HT 
JR HUE 


Roland Gregoire 


1 - Qualité de ce qui peut être saturé, 

2 - La première femme - Nom donné à plusieurs poissons d'eau 
douce, - Agent politique de Louis XV. 

3 - Tribunal de la chancellerie de la cour de Rome, - Mère de 


Marie, 


Solution- 


semaine dernière 


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à ses membres suivants 


DIMANCHE, le 12 décembre MARDI, le 14 décembre 


Marcel À, BOISVERT Mlle Alice Dancause 


St-Aïbert Edmonton 
Paul André COTE Sr, Marguerite Lacoursière, asv 
Hinton Edmonton 
Gérard SYLVESTRE Roméo LAVOIE 
Bonnyvilie St-Isodore 
R.P. Gérard LASSONDE, omi 
LUNDI, le 13 décembre Bonnyville 
Albert LEF EBVRE 
Mme Noella BROSSEAU St-Paul 
Brosseau Ralph Mann 
Gilbert GAUTHIER High Prairie 
Donnelly 
Lucien SASSEVILLE MERCREDI, le 15 décembre 
Jean-Côté 
Sr. Marie Thérèse Beaulieu, F.J, M. l'abbé Fernand CROTEAU 
Edmonton Cold Lake 
Ciément DUBEAU Guy Alby RICHARD 
Ste-Lina Courtenay 


ÉLECEET ELLE LEE CECCECEECTECCECCECCELOCLECECTELCEUCECCELCE CCC CE CCE CEDE CCE CCC CELCLE CE CECE ELEC CPEPEELECECLECET CES 


4. Term, d'inf, - Préparation de la viande désséchée, 

5 - Action de mettre, - Autre nom de l'Irlande, - Term, d'inf. 

6 - Etablissement où l'on enseigne, - Os mobile, placé en avant du 
genou, 

7 - Fils du frère ou de la soeur, pl. - Symb, du sodium. - Coni. 

8 - Colère, - Expression qui consiste à dire moins pour faire en- 
tendre plus, 

9 - Bière anglaise, - Arrêt d'un liquide organique qui circule, pl, 

10- Lettre grecque. - Palmipède domestique, - De bonne heure, 

11- D'un verbe gai. - Pièce de charpente horizontale, - Lettre 
grecque, 

12- Dont on n'a rien retranché, 


complète, - Refuser d'avouer, 


Vertical 


1 - De la nature du sédiment. 

2 - Attachement excessif aux richesses, 

3 - Récipient en terre réfractaire, 
paysans et des soldats en Russie, 

4 - Décomposer un mot et en nommer successivement les let- 
tres, - Petite pomme rouge. 

5 … Qui n'est pas commun. - Obtenues, -Se suivent dans oeil, 

6 - Gouffre très profond, précipice, - Bâtiment très élevé, de 
forme ronde, 

7 - Devenir blême, - Qui a de la laitance, 

8 - Id Est, - Prendre un ton ironique. 

9 - Sel de l'acide acétique, - Dans. 

10- Ville de l'Allemagne orientale, - Camp, armée. 

1i- Petit tonneau, - Trou dans un mur pour recevoir une poutre. 

12- Dans la rose des vents, - Rendre, renvoyer un son éclatant, 


professionnelles 


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VENDREDI, le 17 décembre 


Lucien À, COULOMBE 
Beaumont 


SAMEDI, le 18 décembre 


Lucien H, DROUIN 
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Richard P. GERVAIS 
Beaumont 

Albert P. Joly 
St-Paul 

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Edmonton 

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INFORMATION 


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SE TL CP Al 


TENEZ-VOUS AU COURANT. 


Une garderie de jour 
pour petits Franco-albertains 


De plus en plus le fait de l'émancipation de la femme devient 
apparent, La mère de famille veut sortir du foyer pour poursuivre 
des études ou une carrière professionnelle, ou elle doit sortir du 
foyer pour aider à la subvention de celle-ci, Afin de venir en aide 
à ces mères le gouvernement a aidé à mettre sur pled des garde- 
ries de jour, Cependant, la demande est grande et les centres peu 
nombreux. 


Plusieurs parents ont dû eux-mêmes faire face au problème et 
ils ont de leur initiative commencé des garderies, 


Une dame canadienne-française s'est posée la même question: 
“Pourquoi pas nous?" Pourquoi pas une garderie française ou 
bilingue?" Elle nous a contacté et depuis nous travaillons ensem- 
ble afin de recuelllir toute l'information nécessaire, Nous aimerions 
mettre sur pied un comité de parents intéressés; nous avons re- 
çu 8 appels depuis notre S.0.S, dans le Franco - cela laisse croire 
qu'il y en a d'autres, 


En vue d'obtenir plus d'information sur ce point de vue et pour 
l'application d'un tel projet, nous organisons mercredi le 8 décem- 
bre une tournée des ‘‘garderies de jour‘ à Edmonton. Nous espé- 
rons en outre observer d'assez près la démarche d'un tel centre 
pour pouvoir nous aussi mettre sur pied une garderie, 


Inutile de vous dire que toute personne intéressée à travailler 
À ce projet peut contacter MM. Richard Hudon ou Guy Duchesne 
au SERVICE ANIMATION SOCIALE, ' 

No. 24, 10012 - 109 rue, 

Tél 424-8944 
ou 

Mme Adèle Fontaine, 

Tél. 488-0218 


SERVICE ANIMATION 


TS 
ANAL 
es 0 où SX 


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È 


= — 
ù 


le franco-albertain, 8 décembre 1971/15 


La t.v. française 
ça vient! Oui ou non 


Depuis quelques semaines, un comité de ci- 
toyens sous la direction de Mme Lambert qui 
habite la région de Falher fait circuler une 
pétition auprès de la population franco-alber- 
taine en vue d'obtenir la télévision française 


le plus tôt possible. Dernièrement, les lec- 
tuers du Franco ont pu lire dans l'édition du 
10 novembre 1971 la réponse de Radio-Canada 
concernant ce sujet, En bref, ''ce n'est pas 
pour demain! ! 

I1 devient de plus en plus apparent que les 
autorités ne semblent pas se préoccuper du 
problème. Les gens sont très conscients de la 
situation et ont décidé de passer à l'action, 
Par l'ACFA régionale de Rivière-la-Paix, ils 
ont demandé la participation de tous les corps 
représentatifs français, Les animateurs les 
aideront à planifier leur action. 


Tous enfin semblentreconnaftre i'importance 
que pourrait avoir la T.V. française dans les 
foyers franco-albertains, et tous veulent parti- 
ciper à cette grande marche vers l'obtention 
de la T.V. française dans tous les coins de 
la province y inclus Rivière-la-Paix, Bonny- 
ville, St-Paul et Calgary. 


Pour ce faire, nous aimerions, nous les a. 
nimateurs, rencontrer les gens intéressés dans 
les régions déjà mentionnées powmmettre sur 
pied de semblables comités. 


SOCIALE 


_ Concours 
DE L'EMISSION 
“Le Temps des Petits” 


sur les ondes de CHFA tous les samedis 
matins à 9:45, pour les enfants de 14 ans 
et moins - 


Curte de Noël « 


- COLORIER LE DESSIN DE SON MIEUX 


_ L'ENVOYER A L'ADRESSE SUIVANTE: 
Le temps des petits 
Poste CHFA 
Edmonton 


Concours se termine le 24 DECEMBRE 


Grand prix à gagner 


MAGNIFIQUE TOURNE-DISQUE 
POUR ENFANTS 


page 15 


16/le franco-albertain, 8 décembre 1971 


Les sports d'hiver 


Ca recommencel Le ski gagne en popula- 


rité chaque année; pour certains il demeure 
le casse-jambe par excellence, le tord-che- 
ville idéal, mais quelle liberté pour les autres, 
pour les amoureux du plein air, de la montagne 
et de la joie de se sentir épuisé, vidé mais com- 
bien heureux! 


Le Franco dans sa page LE MONDE DU SPORT 
couvrira cet hiver tous les sports d'hiver:pati- 
nage, tobaggan, curling, ski,hockey...Nousren- 
contrerons les maîtres de ce sport, tenterons 
d'avoir des conseils des moniteurs de ski, par 
exemple. 


Si vous avez des suggestions à nous faire À 
ce sujet, n'hésitez pas. En attendant voici des 
images de neige prises au centre de ski du Lac 
Eden, C'est à vous donner le goût de partir pour 
une semaine à Banff ou à Jasper, vivre là-bas 
tempêtes et jours de soleil, vivre là-bas et 
cesser ici ce qui n'est souvent qu'existence, 
routine et habitude, 


Le temps des fêtes est presque là et plusieurs 
en profiteront! 
A MR I 


MPE: ail À # 


LEA 


LAN a 
boite 
(suite de la page 11) 
C'était la cinquième et avant-dernière re- 
présentation de la Boîte cette année, Depuis 
le début de novembre ils ont présenté des 
spectacles à Falher, Legal, Mallaig et Bonny- 
ville. Le dernier, le 5 décembre, aura lieu à 
St- Paul, 


Un des buts du groupe de St-Paul - Bonny- 
ville est de répandre la culture française dans 
les endroits non déservis par la télévision 
française, C'était aussi de fournir une soi- 
rée de détente aux francophones et la Boîte 
de Beaumont y est très bien parvenue, 

Richard Duret 
Laurier Garan 
N.D.R. Des difficultés techniques ont em 
pêché ia publicätion de photos. 
page 16 


BINGO 


FANTASTIQUES PRIX EN ARGENT 
Les LUNDIS MARDIS JEUDIS VENDREDIS 


à 7h.45 p.m, 


Salle des Chevaliers de Colomb 
10140 - 119ème rue, 


Bingo aux dindes 


DIMANCHE, 12 DECEMBRE 
7h. 45 


Centre St-Joachim, 
9904 - 110e Rue 


Chaque gagnant reçoit une dinde 


Perspectives de la religion 
en 1984 


LES INVITES: 


Père Thomas Bilodeau 
Père Paul Poirier 
Laurent Godbout 

tous professeurs de philosophie, 


UN VIN ET FROMAGE (gratuit) SUIVRA, 


vendredi soir 10 décembre à 20 heures 


salle 222, Collège universitaire St-Jean 


ASSISTANTE-SECRÉTAIRE 
REQUISE 


L'Association culturelle franco-canadienne 
de la Saskatchewan 
offre un emploi permanent d'assistante 


secrétaire, avec entrée .en fonctions en 
janvier 1972, 


La candidate idéale devra être bilingue, 
maîtriser parfaitement la langue française 
et être qualifiée pour la tenue des livres 
de comptabilité, 


Les candidatures devront être accompa- 
gnées d'un curriculum vitae complet, de 
plusieurs références, d'une photo récente 
de la candidate, de son numéro de télépho- 
ne, et devront être adressées à l'adresse 
suivante: 


Directeur général de l’ACFC 
2800 rue Albert, 


Régina, Sask 


- Lieu de travail: Régina 

- Salaire selon qualifications etexpérience 

- Temps de probation: trois mois 

- Augmentations périodiques de salaire à 
déterminer selon le rendement fourni 

- Plan de pension personnel après six 
mois de service 

Avantages sociaux normaux 


” vice 


Le 


MINISTERE DES 
TRAVAUX PUBLICS 
DU CANADA 


APPEL  D'OFFRES 


DES SOUMISSIONS CACHE. 
ES, adressées au Chef Ser. 
S financiers et administra. 


tifs, Mini 
blics du care des Travaux Pu. 


nue, EDMONTON, ee 100 ave- 
portant sur l'enveloppecrt& et 
tion "ESPACE POUR E?t- 
DIANTS ET EMPLOYES, DE- 
PARTEMENT DES AFFAIRES 
INDIENNES ET DEVELOPPE.- 
MENT DU GRAND NORD -MAI- 
SON NELSON'' seront reçues 
jusqu'à 11h30 A,M, (H.N.R.) LE 
17 DECEMBRE 1971. 


On peut se procurer les docu- 
ments de soumission sur dépôt 
de $250,00 sous forme d'un 
cheque bancaire vise, éta- 
bli au nom du RECEVEUR GE- 
NARAL DU CANADA, par l'en- 
tremise des bureaux suivants du 
Ministère des Travaux Publics 
du Canada: | 


201 Edifice Fédéral, 269 rue 
Main, WINNIPEG, Manitoba; 
902 croissant Spadina, SAS. 
KATOON, Saskatchewan; E- 
difice Oliver, 10225 - 100 ave, 
EDMONTON, Alberta; 1444 
rue Alberni, VANCOUVER, 
C.B. et peuvent être examinés 
au département des Travaux 
Publics à REGINA et CAL- 
GARY ainsi qu'au bureau des 
Echanges des Constructeurs 
à WINNIPEG, au Bureau de 
l'Association des Construc- 
teurs à REGINA, SASKATOON 
EDMONTON, CALGARY et à 
l'Association des Construc- 
teurs associés VANCOUVER, 
C.B, 


Le dépôt sera remis lors du 
retour en bonne condition des do- 
cuments en-dedans d'un mois 
après la date d'ouverture des 
soumissions. 


On ne tiendra compte que des 
soumissions qui seront présen- 
tées sur les formules fournies 
par le Ministère et qui seront 
accompagnées du dépôt spécifié 
dans les documents de soumis- 
sion, 


ENDROIT DU DEPOT 

Les contracteurs et les sous- 
contracteurs tel que spécifié 
dans la soumission soumettront 
leur application au Winnipeg Bid 
depository, situé au Winnipeg 
Builders Exchange, 290 Burnell, 
WINNIPEG, Manitoba. Elles de- 
vront parvenir pas plus tard que 
quarante-huit (48) heures avant 
la fermeture de la soumission 
principale, 


Ces soumissions devront être 
faites en conformité avec le 
standard du Canadian Depository 
Principles and Procedures, pour 
les peojets du gouvernement fé- 
déral, comme précisé dans la 
seconde édition d'avril 1970, 


On n'acceptera pas nécessai- 
rement ni ia plus basse ni au- 
cune des soumissions. 


Jan M. Thomas, 
Chef, Services financiers 
et administratifs, 


DPW ED-820 


PUBLIC DRUG 


Prescriptions et autres produits 
Service courtois 


1229 ave Jasper, Edmonton 
Tél, 488 - 4665 _ 


* 
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